Dans une décision rendue ce dimanche, la Cour suprême a donné raison aux organisations de défense des droits de l'homme qui avaient déposé un recours contre les conditions alimentaires des terroristes détenus dans les prisons israéliennes.
Depuis le 7 octobre, l'administration pénitentiaire a interdit aux détenus sécuritaires de ''cantiner'', les rendant totalement dépendants des rations officielles. Cette mesure avait suscité des réactions de l'Association pour les droits civiques et de l'ONG Gisha, qui ont saisi la justice en évoquant des cas de malnutrition et de perte de poids significative chez les terroristes emprisonnés.
Par une décision majoritaire (2 voix contre 1), les juges Daphna Barak Erez et Ofer Grosskopf ont estimé que l'État ne pouvait pas utiliser la nourriture comme instrument punitif et devait garantir un apport nutritionnel suffisant pour préserver la santé des détenus, indépendamment des considérations sécuritaires.
Le troisième juge, David Mintz, a lui estimé que l'Etat respectait ses obligations et que la Cour suprême n'était pas compétente pour intervenir.