Le philosophe Raphaël Enthoven a présenté ses excuses mardi sur France Inter, revenant sur les propos controversés concernant les journalistes à Gaza qui avaient provoqué son exclusion temporaire du festival littéraire de Besançon "Livres dans la Boucle".
« Je n'aurais jamais dû écrire la phrase : 'Il n'y a aucun journaliste à Gaza' », a-t-il déclaré, faisant référence à un post écrit cet été sur son compte X. Tout en conservant ses interrogations sur les conditions de travail des correspondants dans le territoire palestinien, Enthoven a apporté des nuances. Il a ainsi salué le courage des journalistes qui « tentent, au péril de leur vie, d'exercer leur métier dans l'indépendance », reconnaissant qu'il fallait « leur rendre hommage ».
Poursuivant, le philosophe a expliqué : « Cette phrase était malheureuse. Elle pointait un problème qui est la liberté de la presse justement, et la liberté d'expression à Gaza. Mais ça sentait l'essentialisation et ça se faisait aux dépens de cas particuliers qui méritent qu'on les honore. »