L'Iran a décidé de cesser toute coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) après un vote du Conseil de sécurité de l'ONU ouvrant la voie au rétablissement des sanctions contre la République islamique.
Les membres du Conseil ont ainsi rejeté une résolution visant à empêcher la réimposition de lourdes sanctions économiques contre l’Iran. Si aucun compromis n'est trouvé entre les puissances européennes et Téhéran, toutes les sanctions économiques levées lors de l'accord nucléaire de 2015 seront rétablies à la fin du mois de septembre via le mécanisme de "SnapBack".
Dans une lettre datée du 28 août, les ministres européens ont justifié leur décision par les violations répétées de l'Iran.
Selon leurs estimations, l'Iran possède actuellement plus de 8 400 kilogrammes d'uranium enrichi, soit quarante fois la limite convenue dans l'accord de 2015. Plusieurs centaines de kilogrammes sont enrichis à 60%, un niveau dangereusement proche du seuil militaire de 90%.
Le vote s'est soldé par neuf voix contre la levée des sanctions et quatre voix en faveur. Parmi les opposants figurent le Danemark, la France, la Grèce, le Panama, la Sierra Leone, la Slovénie, la Somalie, le Royaume-Uni et les États-Unis. La Russie, la Chine, le Pakistan et l'Algérie ont voté pour la levée, tandis que la Guinée et la Corée du Sud se sont abstenues.
Positions occidentales fermes
L'ambassadrice britannique Barbara Woodward a qualifié cette décision d'"étape clé dans le processus de réimposition des sanctions prévues par la résolution 2231". Elle a réaffirmé la détermination du Royaume-Uni à "rechercher une solution diplomatique pour garantir que l'Iran ne cherche, n'acquière ni ne développe jamais d'armes nucléaires".