À quelques heures du discours d’Emmanuel Macron prévu lundi à New York, une vingtaine de personnalités issues du monde artistique, intellectuel et associatif appellent le chef de l’État à conditionner toute reconnaissance d’un État palestinien à la libération des otages encore détenus à Gaza et au démantèlement du Hamas.
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, les signataires – parmi lesquels Philippe Torreton, Joann Sfar, Arthur, Charlotte Gainsbourg, Bernard-Henri Lévy ou encore le grand rabbin de France Haïm Korsia – s’alarment d’une décision qu’ils jugent prématurée.
« Vous aviez vous-même posé des conditions claires pour que cette reconnaissance contribue à la paix : la libération des 48 otages et le démantèlement du Hamas. Comment justifier de passer outre alors que la guerre fait rage et que le Hamas détient toujours des otages ? », écrivent-ils.
Ils rappellent que la France, depuis 1948, s’est toujours abstenue de reconnaître un État palestinien tant que les conditions d’une paix durable n’étaient pas réunies. « Reconnaître un État palestinien maintenant, avant la libération des otages et le démantèlement du Hamas, n’aidera ni les civils palestiniens ni les otages », préviennent-ils.