La perspective d’un cessez-le-feu ouvre de nouveaux horizons à l’industrie militaire israélienne. Copenhague discute actuellement l’achat du système de défense Barak MX, un contrat emblématique des bénéfices économiques potentiels d’une accalmie régionale.
Mercredi dernier, à peine vingt-quatre heures après la conférence de presse conjointe de Donald Trump et Benyamin Netanyahu, une nouvelle venue du nord de l’Europe a fait sourire les industriels israéliens : selon plusieurs médias danois, l’armée du Danemark négocie avec Israel Aerospace Industries l’acquisition du système de défense aérienne Barak MX.
Ce projet illustre parfaitement les « dividendes potentiels de la paix ». Après des mois de guerre à Gaza et une image internationale ternie, un arrêt durable des combats pourrait lever les obstacles diplomatiques qui freinaient les exportations israéliennes d’armement. De nombreux pays européens, réticents jusqu’ici à signer des contrats militaires avec Israël, pourraient revoir leur position à mesure que s’installe une trêve.
Le Barak MX, fleuron technologique du groupe IAI, est un système modulaire d’interception de missiles capable de contrer des menaces à courte, moyenne et longue portée. Utilisé par plusieurs armées — dont celles de l’Inde, du Maroc ou des Philippines —, il fait partie des produits les plus performants du catalogue israélien.