L'Indonésie, l'Azerbaïdjan et le Pakistan mènent actuellement des négociations avancées avec l'administration américaine et ses partenaires en vue de constituer une force internationale de stabilisation dans la Bande de Gaza.
Selon le quotidien américain Politico, qui révèle aujourd'hui (jeudi) cette information, cette initiative constitue l'un des piliers du plan en vingt points élaboré par Donald Trump pour résoudre la crise à Gaza. L'objectif affiché : parvenir à une démilitarisation totale de l'enclave, engager sa reconstruction et confier sa gouvernance à des autorités palestiniennes civiles, formées et désarmées.
Des responsables américains de la sécurité précisent qu'Israël conservera dans tous les cas un rôle central dans la coordination sécuritaire, la formation des forces déployées et le contrôle des dispositifs de maintien de l'ordre, en collaboration avec l'Égypte et la Jordanie. Washington a d'ores et déjà exclu tout déploiement de soldats américains à Gaza, mais prévoit de diriger les opérations depuis un centre de coordination civilo-militaire installé au nord de la Bande de Gaza, en territoire israélien, avec la participation d'officiers égyptiens, qataris et émiratis.
Selon les analyses sécuritaires, ce dispositif régional pourrait réduire significativement la nécessité d'une présence militaire israélienne prolongée sur le terrain, tout en préservant la capacité de Tsahal à intervenir contre toute résurgence de groupes terroristes.
Une source sécuritaire israélienne y voit « une avancée diplomatique majeure qui reflète l'évolution du positionnement d'Israël dans la région », soulignant que « la disposition d'États musulmans non hostiles à participer à une force de stabilisation à Gaza est sans précédent ».