Le porte-parole de Tsahal a confirmé ce samedi des échanges de tirs dans la bande de Gaza entre Tsahal et des terroristes, marquant les premiers accrochages de ce type depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ces incidents surviennent alors que les forces israéliennes contrôlent encore de vastes portions du territoire, conformément à l'accord signé avec le Hamas.
Deux incidents, deux ripostes aériennes
À Khan Younes, plusieurs terroristes ont été repérés émergeant d'une brèche dans le sud de la bande. Selon Tsahal, ils se sont approchés des forces déployées sur place "d'une manière qui représentait une menace immédiate". L'armée a réagi par une frappe aérienne pour neutraliser la menace, "conformément à l'accord", précise le communiqué de l'armée.
Plus tôt dans la journée, à Rafah, des terroristes ont surgi d'un tunnel dans la zone la plus méridionale de Gaza et ont ouvert le feu sur les soldats israéliens présents dans le secteur. Aucune victime n'a été déploré du côté israélien. "Les forces de Tsahal sont déployées dans la zone conformément aux grandes lignes de l'accord de cessez-le-feu et continueront d'agir pour éliminer toute menace immédiate", a déclaré l'armée.
Des règles d'engagement très restrictives
Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, les forces de Tsahal stationnées dans les zones tampons opèrent sous des restrictions drastiques concernant l'ouverture du feu. Les tirs ne sont autorisés que dans deux cas de figure : pour éliminer des suspects à proximité immédiate ou pour des tirs de précision contre un terroriste armé représentant une menace directe.
Dans tous les autres scénarios – notamment l'identification à distance d'hommes du Hamas via des jumelles, des drones ou d'autres moyens d'observation –, il est strictement interdit aux forces de Tsahal d'ouvrir le feu. Cette restriction s'applique malgré le redéploiement de quelque 7 000 membres du Hamas dans toute la bande de Gaza pour rétablir leur autorité sur la population locale et éliminer les opposants.