Société

Ces jeunes sourds ou malentendants qui rejoignent les rangs de Tsahal

L’association Kivunim avec le soutien du ministère des Affaires sociales a mis en place un programme spécialisé

2 minutes
11 décembre 2025

ParJohanna Afriat

Ces jeunes sourds ou malentendants qui rejoignent les rangs de Tsahal
Photo d'illustration : iStock

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Pour beaucoup de jeunes Israéliens, rejoindre l’armée suit un parcours bien balisé. Pour d’autres, sourds ou malentendants, cette étape représente un véritable défi. Malgré les obstacles, certains parviennent à transformer leur handicap en moteur pour servir pleinement leur pays.

C’est là qu’intervient l’association Kivunim – Sur la voie de l’indépendance, avec le soutien du ministère des Affaires sociales. Le programme qu’elle pilote, accompagne les jeunes de 16 à 26 ans dans toutes les phases de leur parcours : préparation au recrutement, premières missions, intégration dans les unités, jusqu’au suivi quotidien durant leur service. L’objectif n’est pas seulement d’adapter l’armée à leurs besoins, mais de permettre à chacun de choisir un rôle où il pourra s’épanouir et contribuer efficacement.

Parmi les participants, L., 21 ans, a grandi avec une surdité profonde et des implants cochléaires. Après des études d’architecture, il a rejoint la branche Génie et Construction. « J’ai toujours voulu servir, raconte-t-il à Israel Hayom. Au début, tout semblait impossible, mais Kivunim m’a guidé à chaque étape. Aujourd’hui, je participe à des projets qui améliorent le quotidien de tous les soldats », explique-t-il.

De son côté, Sahar Tsibolsky, 22 ans, s’est orienté vers la police de Ramat Gan malgré une paralysie cérébrale et une déficience auditive. Il occupe un poste de sous-officier au service des ressources humaines et contribue au bien-être des policiers du district de Dan. « Le soutien de Kivunim a été crucial. Sans eux, je n’aurais jamais osé me lancer. Leur accompagnement a fait toute la différence », confie-t-il au quotidien israélien.

Les encadrants insistent sur le rôle central de l’adaptation et de l’accompagnement. Shai Ben Haim, coordinatrice du programme, explique : « Chaque jeune a besoin d’un suivi personnalisé. Cela implique de créer des rôles sur mesure, de faciliter l’accès aux ressources et de coopérer avec l’armée, la police et les familles. »

Pour Gidi Tzur, fondateur de Kivunim, l’objectif dépasse le simple service militaire. « Nous voulons que ces jeunes acquièrent autonomie et confiance en eux. La société israélienne s’ouvre progressivement aux personnes handicapées, mais il reste beaucoup à faire. Nous travaillons pour que chaque obstacle puisse être surmonté. »