L'armée libanaise est intervenue ce samedi pour éviter une frappe israélienne dans le village de Yanouh, au Sud-Liban, marquant un rare exemple de coordination entre Beyrouth, la FINUL et Israël dans le cadre du mécanisme de supervision du cessez-le-feu. Cet incident survient dans un contexte de tensions croissantes, après une série de frappes israéliennes vendredi contre des sites du Hezbollah.
Tout a commencé lorsqu'une patrouille conjointe de l'armée libanaise et de la FINUL a tenté de perquisitionner une maison du village de Yanouh, soupçonnée d'abriter des armes du Hezbollah. Selon le journal libanais Al-Akhbar, affilié au Hezbollah, les villageois ont repoussé les forces de la FINUL venues fouiller le bâtiment.
Face à cet échec, Tsahal a pris les choses en main. Le colonel Avichai Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en arabe, a lancé un avertissement urgent aux habitants : "Ceci est un avertissement aux habitants des bâtiments marqués en rouge dans le village de Yanouh. Vous vous trouvez dans un bâtiment utilisé par le Hezbollah. Pour votre sécurité, il vous est demandé d'évacuer immédiatement et de vous éloigner à au moins 300 mètres."
Une intervention libanaise de dernière minute
Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Après l'ordre d'évacuation israélien, l'armée libanaise est retournée sur les lieux et a réussi à sécuriser le site. "Après cet ordre, l'armée libanaise a suivi la procédure établie pour se rendre à nouveau sur les lieux et neutraliser l'attaque. Tsahal a autorisé cette intervention et, par conséquent, l'attaque a été suspendue", a expliqué un porte-parole de Tsahal.