Le Parlement israélien a adopté lundi soir en lectures définitives une législation drastique mettant un terme aux activités de l'Office de secours des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) sur le sol israélien. Ce texte instaure un arsenal de mesures coercitives d'une sévérité inédite à l'encontre de l'agence onusienne.
La législation, portée par la vice-présidente de la Knesset Limor Son Har-Malech du parti Otzma Yehudit, fusionnée avec une proposition gouvernementale et celle de la députée Yulia Malinovsky, prévoit notamment le démantèlement des infrastructures de l'organisation dans un délai d'un mois.
Un dispositif de sanctions radical
Concrètement, l'UNRWA perdra tous les privilèges et immunités dont elle bénéficiait jusqu'alors en vertu des accords internationaux. Les autorisations, licences et avantages accordés à l'organisation seront immédiatement révoqués.
Sur le plan opérationnel, les mesures sont particulièrement contraignantes : coupure de l'électricité, de l'eau et du gaz pour l'ensemble des propriétés enregistrées au nom de l'agence. Les établissements bancaires se voient interdire de fournir le moindre service financier à l'organisation, tandis que les opérateurs de télécommunications devront suspendre leurs prestations.
Ces restrictions s'étendront également à toute entité susceptible d'intervenir au nom de l'UNRWA ou pour son compte. La législation autorise par ailleurs les autorités nationales et municipales à s'approprier les terrains appartenant à l'organisation, notamment dans certains secteurs de Jérusalem et de Kafr Aqab.