Société

Salaires en Israël : où l’on gagne le plus… et où l’on vit près du minimum

Le rapport 2025 du Bituah Leumi révèle une fracture salariale nette entre centre et périphérie, secteurs qualifiés et emplois essentiels.

3 minutes
1 janvier 2026

ParDelphine Miller

Salaires en Israël : où l’on gagne le plus… et où l’on vit près du minimum
Photo : Yossi Aloni/Flash90

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Les données publiées par le Bituah Leumi pour la première moitié de l’année 2025 dressent un état des lieux précis des revenus des salariés israéliens. Si certaines villes affichent des niveaux de rémunération très élevés, une part importante de la population active vit avec des salaires proches du minimum légal.

En tête du classement, les villes du centre concentrent les revenus les plus élevés. À Herzliya, le salaire mensuel moyen atteint 22 951 shekels, porté par la forte présence de la high-tech, de la finance et des services technologiques avancés. Tel-Aviv, Ramat Hasharon ou Kfar Saba affichent également des niveaux de salaires nettement supérieurs à la moyenne nationale.

À l’opposé, le rapport souligne que dans plusieurs villes de la périphérie, les salaires moyens frôlent le salaire minimum. C’est notamment le cas à Rahat, dans le Néguev, ainsi qu’à Modi’in Illit, où le revenu mensuel moyen se situe autour de 6 000 à 7 000 shekels. Dans ces localités, l’emploi repose majoritairement sur le commerce, les services de proximité, l’éducation ou des postes faiblement qualifiés, avec peu de perspectives de progression salariale.

Les écarts sont également très marqués selon le secteur d’activité. Les salariés de la high-tech, de l’ingénierie, de la finance et des technologies de l’information perçoivent les rémunérations les plus élevées. À l’inverse, les travailleurs de la restauration, du nettoyage, du commerce de détail, de la logistique ou des services à la personne figurent parmi les plus bas salaires du marché du travail israélien.

L’âge joue aussi un rôle central. Selon le Bituah Leumi, les revenus culminent entre 45 et 54 ans. Les jeunes actifs, notamment les 20-29 ans, ainsi que les salariés de plus de 60 ans, affichent des salaires sensiblement inférieurs à la moyenne, en particulier lorsqu’ils ne sont pas intégrés aux secteurs technologiques.

Enfin, le rapport confirme la persistance des écarts entre hommes et femmes. À âge et secteur comparables, les femmes continuent de percevoir des salaires inférieurs, en raison notamment d’une sous-représentation dans les postes les mieux rémunérés et les fonctions de direction.

Ces disparités se reflètent dans un indicateur clé : l’écart de 43 % entre le salaire moyen et le salaire médian. Un chiffre qui illustre une économie performante mais très polarisée, où la réussite de certains bassins d’emploi coexiste avec une réalité salariale bien plus contraignante pour une large partie des travailleurs israéliens.


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