Le siège des familles des personnes enlevées a exprimé mercredi sa vive indignation après la diffusion, ces dernières heures, d’une campagne émanant de milieux orthodoxes, accusée de détourner de manière « cynique et offensante » les symboles associés à la lutte pour le retour des otages.
Dans un communiqué particulièrement ferme, le quartier général dénonce une instrumentalisation jugée inacceptable des codes visuels devenus emblématiques de ce combat national. « Le cynisme n’a pas de limites. Nous exigeons la fin immédiate de l’exploitation des symboles de la lutte pour le retour du dernier otage », affirme le texte. Sont notamment mis en cause l’usage des chaises jaunes, du ruban jaune et de slogans directement liés à ce que le siège qualifie de « lutte nationale la plus sensible de l’histoire du pays ».
Selon les représentants des familles, l’appropriation de ces symboles à des fins politiques ou sectorielles constitue le franchissement d’une « ligne rouge morale ». La campagne visée, attribuée à des groupes orthodoxes radicaux, établit un parallèle entre la situation des personnes enlevées et celle de déserteurs haredim détenus, une comparaison jugée inacceptable par le siège.
Le quartier général a exigé le retrait immédiat de l’ensemble des supports de cette campagne. « Il n’y a qu’un seul otage israélien à l'heure qu'il est, et c'est Ran Gvili», souligne encore le communiqué.
Les porte-parole du siège rappellent que ce type d’instrumentalisation n’est pas inédit et évoquent des précédents similaires apparus à la suite de l’arrestation de déserteurs orthodoxes. Ils appellent à préserver le caractère sacré et consensuel de la mobilisation en faveur du retour des personnes enlevées, estimant que toute récupération politique porte atteinte à la douleur des familles et à l’unité nationale.
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