Le journaliste Ariel Kahana, spécialiste de l'Amérique, analyse dans Israel Hayom les conséquences que pourrait avoir la chute Nicolas Maduro au Vénézuela, suite à l'opération spectaculaire des Etats-Unis ce samedi.
Les dirigeants de l'Etat hébreu ont réagi très positivement à la capture du dictateur sud américain bien que l'Amérique latine n'est pas le théâtre principal des préoccupations israéliennes, et le Venezuela n'a jamais été un ennemi direct d'Israël. L'opération menée par Donald Trump au palais présidentiel de Caracas relève avant tout d'intérêts américains. Pourtant, cette intervention pourrait transformer profondément la géopolitique régionale au profit d'Israël, estime Kahana.
Le crépuscule de l'alliance entre l'Iran et l'Amérique latine
Depuis des décennies, sous Maduro et son prédécesseur Hugo Chávez, le Venezuela entretenait des liens étroits avec l'Iran. Cette alliance comprenait une coopération sécuritaire approfondie, un soutien économique mutuel, un contournement coordonné des sanctions internationales et un appui politique réciproque aux côtés de la Chine et de la Russie face aux États-Unis.
Ces relations se sont intensifiées pendant le conflit israélien, le Venezuela apportant notamment un soutien financier au Hezbollah après les frappes israéliennes. La transition vers la démocratie au Venezuela signifierait donc l'effondrement d'un maillon supplémentaire de l'axe iranien en Amérique latine.
L'opposition vénézuélienne est pro-israélienne
María Corina Machado, figure de l'opposition vénézuélienne, affiche son soutien au renforcement des relations avec Israël. Le mois dernier, elle a contacté le Premier ministre Binyamin Netanyahou pour saluer "ses décisions résolues durant la guerre et les succès d'Israël", félicitant l'accord de libération des otages à Gaza et la lutte contre l'axe iranien.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait d'ailleurs dénoncé lors d'une récente visite en Amérique du Sud les "criminels construisant des alliances narco-terroristes avec les États terroristes du Moyen-Orient", désignant le Venezuela comme "l'épicentre de ce réseau" et "base d'activités du Hezbollah".