Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, avance une hypothèse jusqu’ici impensable sous la République islamique : l’adhésion future de l’Iran aux accords d’Abraham. Selon lui, la disparition du régime actuel créerait une opportunité stratégique majeure pour intégrer Téhéran à l’architecture régionale de normalisation initiée entre Israël et plusieurs pays arabes.
Le prince héritier propose même une relecture symbolique de ces accords, qu’il rebaptise « accord de Cyrus », en référence à Cyrus le Grand. Il rappelle que le souverain perse avait permis aux Juifs exilés à Babylone de retourner à Jérusalem et de reconstruire le Temple, un épisode central de l’histoire juive relaté dans les textes bibliques. Reza Pahlavi souligne que l’Iran et Israël partagent ainsi un lien historique unique, antérieur de plusieurs millénaires aux clivages idéologiques contemporains.
Selon lui, la République islamique a activement cherché à saboter les accords d’Abraham car ils représentaient une menace directe pour sa survie politique. Cette analyse rejoint celle de plusieurs observateurs internationaux, cités par le Wall Street Journal, qui estiment que la normalisation régionale affaiblit la stratégie iranienne fondée sur l’hostilité à Israël et la déstabilisation de ses voisins.
Au-delà du symbole, Reza Pahlavi insiste sur les bénéfices concrets d’un rapprochement. Il évoque notamment la crise de l’eau, un enjeu critique pour l’Iran, et souligne que l’expertise israélienne dans ce domaine pourrait constituer un pilier d’une coopération régionale élargie. Il affirme que de nombreux Iraniens aspirent à un partenariat pragmatique avec Israël et les pays arabes afin de stabiliser le Moyen-Orient et relancer le développement économique.
Cette prise de position, largement relayée dans la presse internationale, notamment par le Wall Street Journal, offre un éclairage rare sur la vision géopolitique de l’opposition iranienne en exil. Elle rappelle surtout que l’hostilité entre Téhéran et Jérusalem n’est pas une fatalité historique, mais le produit d’un régime idéologique aujourd’hui contesté jusque par une partie croissante de la société iranienne.
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