Alors que les manifestations se multiplient en Iran, le régime de Téhéran chercherait à renforcer son dispositif sécuritaire en faisant appel à des forces extérieures. Selon un rapport du média d’opposition Iran International, plusieurs centaines de combattants issus de milices chiites pro-iraniennes d’Iraq auraient été dépêchés ces derniers jours en Iran afin d’aider à réprimer la contestation. D’après ces informations, environ 800 combattants appartenant notamment aux Brigades du Hezbollah, à Harakat al-Nujaba, à Sayyed al-Shuhada et à l’Organisation Badr auraient déjà été transférés. Leur entrée sur le territoire iranien se ferait sous couvert de pèlerinages religieux vers la ville de Mashhad, avant d’être redéployés vers différentes régions du pays. Les autorités irakiennes seraient, selon les mêmes sources, informées de ces mouvements.
Ces révélations interviennent alors que le commandant de la force Qods des Gardiens de la révolution, Esmail Qaani, aurait récemment effectué une visite à Bagdad, renforçant les soupçons de coordination régionale. Selon des ONG citées par l’Associated Press, la répression aurait déjà fait au moins 36 morts et plus de 2 000 arrestations depuis le début des protestations.
Dans ce contexte explosif, le chef d’état-major de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, a adopté un ton particulièrement offensif. Tout en affirmant que « les manifestations sont un phénomène naturel », il a averti que toute tentative de déstabilisation extérieure serait sévèrement punie : « La main de tout agresseur sera coupée », a-t-il déclaré, visant explicitement les Etats-Unis et Israel. Téhéran accuse Washington et Jérusalem d’attiser les troubles, une affirmation que le régime utilise pour justifier le durcissement sécuritaire et la mobilisation de forces alliées étrangères.

Le chef d’état-major de l’armée iranienne, le général Amir Hatami : « La main de tout agresseur sera coupée »
Parallèlement, les médias iraniens évoquent une crainte croissante au sommet du régime : après l’opération américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro, des rumeurs — non étayées — circulent sur de possibles projets américano-israéliens visant des hauts responsables iraniens, voire le guide suprême Ali Khamenei. Cette atmosphère de paranoïa illustre la nervosité d’un régime sous pression, confronté à la fois à une contestation intérieure persistante et à un environnement régional perçu comme de plus en plus hostile.
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