Malgré la répression féroce de la révolte populaire précédente, le vent de la contestation souffle de nouveau sur la capitale iranienne. Ce samedi, jour de rentrée universitaire, des étudiants des universités Amir Kabir et Sharif sont descendus dans les rues. Selon des sources d'opposition, les manifestants ont bravé les forces de sécurité et les milices Basidj au cri de « Mort à Khamenei ! ».
Ces rassemblements interviennent dans un contexte particulièrement tendu : le Président américain Donald Trump a récemment affirmé que la précédente vague de répression aurait fait près de 32000 victimes.
Le régime des Mollahs se trouve à la croisée des chemins. Washington a fixé un ultimatum de 10 à 15 jours pour que Téhéran accepte un nouvel accord sur son programme nucléaire et balistique, exigeant également la fin du soutien aux milices régionales.
Face à cette pression, le président iranien Massoud Pezechkian a tenté de rassurer sa base lors d'une allocution officielle : « Nous ne courberons pas l'échine. Nous sommes capables de surmonter cette étape », a-t-il déclaré, invoquant la résilience de son peuple.
Pendant que les diplomates s'activent, le Pentagone positionne ses pions. Des images satellites analysées par le New York Times montrent une transformation spectaculaire de la base aérienne Muwaffaq Salti, en Jordanie. Plus de 60 avions de combat, dont des chasseurs furtifs F-35, y sont désormais stationnés. A cela s'ajoutent pas moins de 68 avions-cargos qui ont atterri sur le site depuis dimanche dernier, acheminant munitions et matériel. De nouveaux systèmes de protection antiaérienne sont également en cours d'installation pour parer à d'éventuelles répliques de missiles iraniens.
Plus à l’ouest, le porte-avions USS Gerald Ford, fleuron de la marine américaine, a pénétré en Méditerranée.
Avec environ 40 000 soldats répartis sur 13 bases au Moyen-Orient, les États-Unis disposent d'une puissance de feu prête à être activée si Téhéran ne présente pas de concessions majeures dans les prochains jours. Pour les analystes, le régime iranien joue sa survie, pris en étau entre une fronde intérieure qui refuse de s'éteindre et une pression militaire extérieure jamais vue depuis des décennies.
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