La menace militaire américaine contre l'Iran se précise. Selon le Wall Street Journal, le président Donald Trump envisage de lancer une première série de frappes ciblées contre des sites militaires et gouvernementaux iraniens pour contraindre Téhéran à accepter un accord sur le nucléaire. Si l'Iran refuse de cesser l'enrichissement d'uranium, l'offensive pourrait s'étendre à des opérations de grande envergure contre les installations stratégiques du régime. Selon CBS News, qui cite des sources au sein de la sécurité nationale américaine, l'armée serait en mesure d'agir dès la fin de la semaine — même si le calendrier pourrait être repoussé.
Le contexte diplomatique explique en partie cette escalade. Toujours selon le Wall Street Journal, l'Iran a rejeté une proposition américaine exigeant l'arrêt complet de ses activités nucléaires, ainsi que des restrictions sur son programme de missiles et ses ramifications régionales. Téhéran n'a proposé en retour que des concessions jugées insuffisantes par Washington. Les responsables américains estiment que l'impasse est désormais difficilement surmontable.
L'Iran, de son côté, ne cache pas ses intentions en cas d'attaque. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU António Guterres, révélée par Reuters, Téhéran affirme ne pas rechercher l'escalade, mais avertit que toute cible militaire et stratégique serait alors considérée comme légitime. Un haut responsable des Gardiens de la révolution est allé plus loin, déclarant que son corps d'armée était « prêt à prendre le contrôle du détroit d'Ormuz ou à le fermer au plus vite » — une menace aux implications économiques mondiales considérables, alors qu'un exercice naval de grande envergure vient de s'achever dans la zone.
Londres freine, Israël se prépare
Sur le front diplomatique européen, le Times révèle que le Royaume-Uni a refusé aux États-Unis l'usage de la base de Diego Garcia, dans l'océan Indien, pour une éventuelle opération contre l'Iran — malgré les déclarations de Trump selon lesquelles Washington pourrait être amené à opérer depuis l'île pour protéger ses alliés.
En Israël, Tsahal a discrètement relevé son niveau d'alerte. Des préparatifs opérationnels sont en cours, dans un registre comparable à celui de l'opération « Eveil du lion ». L'armée israélienne estime qu'elle sera informée rapidement en cas de décision américaine, sans que les détails soient divulgués publiquement. Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Efi Deffrin, a cherché à rassurer la population : « Des négociations sont en cours et Tsahal est mobilisée pour une défense maximale. Si nous sommes attaqués, nous riposterons avec force. Il n'y a pas lieu de s'alarmer. »
Selon des sources américaines citées par le Wall Street Journal, les forces déployées dans la région - les plus importantes depuis 2003 - permettraient de mener une campagne aérienne prolongée de plusieurs semaines — et non une frappe ponctuelle comme l'opération « Midnight Hammer » menée en juin dernier contre trois sites nucléaires iraniens. Le Pentagone devrait par ailleurs procéder dans les prochains jours au redéploiement d'une partie de son personnel du Moyen-Orient vers l'Europe ou les États-Unis, en prévision d'éventuelles représailles. Même sans implication directe d'Israël dans une opération conjointe, l'hypothèse d'une riposte iranienne visant le territoire israélien est prise au sérieux par les autorités militaires.
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