Une source judiciaire libanaise de haut rang a affirmé au quotidien Al-Sharq Al-Awsat que l’enquête sur la disparition de l’ancien capitaine de la Sûreté générale Ahmed Shukr avait permis d’établir qu’il avait été enlevé lors d’une opération de renseignement « précise et complexe » attribuée au Mossad israélien. Selon cette source, l’opération aurait été planifiée de longue date, exploitant des failles sécuritaires locales et la coopération directe d’un responsable libanais recruté pour cette mission.
Trois semaines après la disparition de Shukr dans des circonstances mystérieuses, les autorités estiment que son enlèvement ne relève pas d’un acte isolé, mais d’une opération ciblée menée pour des raisons qui n’ont pas encore été officiellement déterminées.
Selon Al-Sharq Al-Awsat, l’affaire pourrait être liée au dossier du pilote israélien Ron Arad, disparu au Liban en 1986, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée à ce stade. AhmedShukr est en effet le frère d’Hassan Shukr, un membre de Hezbollah tué lors d’une opération militaire israélienne à la fin des années 1980, qui aurait, selon certaines sources, fait partie du groupe impliqué dans la capture initiale de Ron Arad
Le procureur général, le juge Jamal Hajar, a ordonné la clôture de la phase préliminaire de l’enquête. À ce stade, une seule arrestation a été effectuée : celle d’un ressortissant libanais vivant en Afrique, considéré par les enquêteurs comme un agent central de l’opération. Selon les investigations, il aurait travaillé pour le Mossad et joué un rôle clé dans le piège ayant conduit à l’enlèvement de Shukr.
D’abord interrogé, le suspect a nié toute implication avant de reconnaître avoir collaboré avec les services israéliens. Il aurait admis avoir rencontré des agents du Mossad en Afrique, accepté plusieurs missions et perçu des sommes comprises entre 5 000 et 10 000 dollars par mission. Sa connaissance personnelle d’Ahmed Shukar lui aurait permis d’établir rapidement une relation de confiance avec la victime.
Les aveux du détenu ont été corroborés par des éléments médico-légaux, notamment l’analyse des communications, la surveillance des déplacements de Shukr et la reconstitution précise de la chronologie de sa disparition. Les enquêteurs estiment que l’opération a été menée avec un haut niveau de professionnalisme, sous la supervision directe d’un service de renseignement étranger.
L’enquête reste ouverte sur d’éventuelles complicités locales. Deux mandats d’arrêt ont été émis contre un ressortissant suédois d’origine syrienne et un Français d’origine libanaise, soupçonnés d’avoir participé à une opération parallèle d’appât visant un autre individu, disparu dans des circonstances similaires.
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