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Plan de la paix de Trump : entre adhésions stratégiques et fortes réticences européennes

Alors que plusieurs pays de la région ont accepté de participer, de plus en plus de capitales européennes prennent leurs distances avec l’initiative américaine.

2 minutes
22 janvier 2026

ParDelphine Miller

Plan de la paix de Trump : entre adhésions stratégiques et fortes réticences européennes
Photo : Liri Agami/Flash90

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Lancé mi-janvier par le président américain Donald Trump, le « Plan de la paix » — ou Board of Peace — a fait l’objet d’environ 60 invitations envoyées à des pays d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Présenté comme un cadre destiné à accompagner la stabilisation et la reconstruction de zones de conflit, avec un accent initial sur Gaza, le dispositif prévoit toutefois un mandat élargi à d’autres crises internationales, ainsi qu’un rôle central de la présidence américaine dans la définition de l’agenda et la sélection des membres.

Si Israël, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar, la Turquie et les Émirats arabes, la Russie s unis ont accepté l’invitation, estimant qu’il vaut mieux participer aux discussions plutôt que les subir, plusieurs pays européens ont, au contraire, décliné. La France, l’Italie, la Norvège, la Suède et la Slovénie avaient déjà annoncé leur refus, et l’Allemagne a officiellement rejeté l’invitation hier, indiquant que le projet risquait d’entrer en concurrence avec les institutions internationales existantes, en particulier l’ONU. Berlin a également évoqué la nécessité de préserver les cadres multilatéraux établis plutôt que de créer des structures parallèles.

Au-delà de la question institutionnelle, des diplomates européens pointent une gouvernance jugée trop centralisée, le président américain disposant de larges prérogatives sur la composition et l’orientation du Conseil, sans mécanisme clair de décision collective. D’autres réticences concernent un mandat considéré comme volontairement large et juridiquement flou, susceptible d’être étendu à des dossiers sensibles sans base internationale reconnue, ainsi que la perspective de contributions financières élevées pour les pays souhaitant jouer un rôle durable au sein du Conseil, rapporte l’Associated Press. Parallèlement, le Vatican a confirmé avoir reçu une invitation, mais aucune décision n’a encore été annoncée par le Saint-Siège quant à une éventuelle participation, illustrant l’hésitation de plusieurs acteurs face à une initiative dont la portée réelle reste, à ce stade, incertaine.


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