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Netanya : un oulpan bénévole pour apprendre l’hébreu et tisser du lien

L’oulpan rassemble 160 élèves, en grande partie des retraités, qui apprennent dans la bonne humeur

3 minutes
3 février 2026

ParJohanna Afriat

Netanya : un oulpan bénévole pour apprendre l’hébreu et tisser du lien
Des élèves de l'oulpan Photo : Claude Kern

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Martine Elbaze fait partie de ces nouveaux immigrants français pour lesquels l’Alyah est synonyme d’engagement. C’est ainsi qu’après son arrivée en Israël il y a huit ans, elle a souhaité faire du bénévolat. Forte de son expérience d’ancienne directrice de l’école juive de Lausanne, en Suisse, c’est tout naturellement qu’elle a décidé de mettre ses compétences au service de l’enseignement. Le résultat : l’ouverture d’un oulpan bénévole dans la ville de Netanya, qui n’a cessé de grandir, passant de deux classes au départ à onze aujourd’hui.

Réparties de la kita alef – pour les débutants – à la kita guimel, les classes accueillent un total de 160 élèves particulièrement motivés : retraités pour la plupart, ils ont du temps à investir et considèrent un peu cet oulpan comme celui de la « dernière chance ». Les cours d’hébreu qu’ils ont suivis à leur arrivée sont souvent bien loin et beaucoup n’ont pas eu l’occasion de pratiquer la langue, a fortiori en vivant à Netanya, ville francophone par excellence. Certains ont des petits-enfants qui ne parlent qu’hébreu et ils désespèrent de pouvoir communiquer avec eux. « La plupart de nos élèves sont assidus, font leurs devoirs et participent activement aux cours », constate Martine Elbaze.

Claude Kern fait partie des neuf enseignants bénévoles de l’oulpan. Rien ne prédestinait cet ancien chef d’entreprise parisien à enseigner, mettant ici à profit sa licence d’hébreu passée à l’INALCO. Il se réjouit de cette expérience qui se révèle très gratifiante. « Mon objectif est d’abord de convaincre les gens qu’ils peuvent y arriver », dit-il. « Apprendre l’hébreu, c’est gagner en autonomie, en intégration et parfois en réussite personnelle, même quinze ans après l’Alyah. C’est aussi un formidable moyen de lutter contre l’isolement. »

Il décrit sa méthode d’enseignement, qui privilégie la conversation : « On commence par l’alphabet pour les débutants, puis la grammaire de base, mais très vite on privilégie la conversation, la presse, l’actualité. » Pour les niveaux avancés, des excursions, des activités culturelles, des projections de films israéliens sous-titrés et des débats sont organisés. Claude Kern s’appuie aussi beaucoup sur les chansons, « un formidable vecteur d’apprentissage et de partage », selon lui.

Au-delà de l’apprentissage de la langue, l’oulpan remplit une précieuse mission sociale : « Pour certains de nos élèves, ces rencontres sont parfois le seul moment de socialisation de la semaine », souligne Martine.

L’oulpan, mis en place en partenariat avec Qualita, fonctionne grâce à une cotisation modeste : 50 shekels par mois pour 2h30 de cours hebdomadaires.

 Renseignements et inscriptions : Martine Elbaze, au 054-3007559

Article paru dans ActuJ (numéro 1813)

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