Les principaux protagonistes des négociations qui s'ouvrent aujourd'hui entre l'Iran et les Etats-Unis sont arrivés à Oman pour des discussions qui s'annoncent décisives.
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff doit rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
La chaine qatarie Al Jazeera a dévoilé le contenu du document-cadre préparé par les médiateurs.
Élaboré par la Turquie, le Qatar et l'Égypte pour tenter d'éviter une escalade militaire régionale, ce texte impose à l'Iran des conditions que beaucoup jugent impossibles à accepter. Les exigences nucléaires sont drastiques : réduction massive du niveau d'enrichissement de l'uranium, transfert de tout le stock déjà enrichi vers un pays tiers, et surtout un moratoire total de trois ans sur tout enrichissement. Passé ce délai, seul un enrichissement à un niveau très faible serait autorisé.
Sur le plan régional, le document réclame un engagement iranien à cesser tout transfert d'armes et de technologies vers les milices et organisations terroristes non étatiques. Téhéran n'aurait plus le droit d'utiliser ou de développer davantage ses missiles balistiques – une ligne rouge que le régime a toujours catégoriquement refusé d'accepter.
Malgré les efforts diplomatiques intenses, les observateurs israéliens ne se font guère d'illusions : ces négociations semblent vouées à l'échec. Le fossé entre les positions est abyssal. L'Iran souhaite limiter strictement les discussions au dossier nucléaire. Les États-Unis, soutenus par Israël, exigent au contraire d'aborder l'arsenal balistique iranien, les activités régionales de Téhéran et les violations des droits humains dans le pays.
Lors de sa visite en Israël cette semaine, Steve Witkoff a transmis un message clair : la fragilité actuelle du régime iranien offre une occasion unique d'exercer une pression maximale. Washington et Jérusalem estiment que Téhéran n'a jamais été aussi vulnérable, et qu'il est temps d'en profiter pour obtenir des concessions majeures.
Reste à savoir si cette stratégie de la fermeté conduira à une percée diplomatique ou, au contraire, précipitera la région vers une nouvelle crise.
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