Les Jeux olympiques d’hiver s’ouvrent aujourd’hui en Italie. Les compétitions se dérouleront selon un modèle inédit, avec une répartition des sites entre Milan, Cortina d’Ampezzo et d’autres régions du nord du pays. Au-delà de l’enjeu sportif, l’événement constitue un projet économique de grande ampleur, illustrant une fois de plus que les Jeux olympiques ne sont pas seulement une compétition entre athlètes, mais aussi une entreprise budgétaire majeure, impliquant l’État, les collectivités locales et le secteur privé.
Le budget opérationnel des Jeux olympiques d’hiver en Italie s’élève à environ 1,7 milliard d’euros. Il couvre l’organisation des Jeux eux-mêmes : logistique, sécurité, cérémonies, dispositifs médiatiques, ainsi que le soutien aux athlètes et aux délégations. Il s’agit du budget officiel du comité d’organisation, déjà supérieur de plusieurs centaines de millions d’euros aux estimations présentées lors de la phase de candidature.
Comme pour toutes les olympiades, ce chiffre ne raconte cependant pas toute l’histoire. À côté du budget opérationnel existent d’importants budgets d’infrastructures, financés séparément, principalement par le gouvernement italien et les autorités locales. Ils concernent notamment les routes, les chemins de fer, les installations sportives, la modernisation des zones touristiques et le développement régional. En les additionnant, la dépense totale dépasse un seuil bien plus élevé, tout en restant loin des records du passé.
Dans une perspective historique, le budget des Jeux actuels reste relativement modéré. Les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, en 2014, ont coûté selon diverses estimations plus de 50 milliards de dollars, en grande partie en raison d’investissements massifs dans des infrastructures construites presque entièrement à partir de zéro. Les Jeux de PyeongChang, en 2018, ont également dépassé les 12 milliards de dollars, infrastructures comprises.
L’Italie a, pour sa part, fait le choix d’un modèle fondé sur l’utilisation étendue d’installations existantes et sur la dispersion géographique des épreuves, une stratégie censée permettre une réduction des coûts — du moins sur le papier.
Jeux d’été : une tout autre échelle
Quoi qu’il en soit, les Jeux d’hiver restent nettement moins coûteux que les Jeux d’été. Une olympiade estivale atteint généralement une dépense totale de 10 à 15 milliards de dollars, parfois bien davantage. Le budget des Jeux de Paris 2024 est ainsi estimé entre 9 et 10 milliards de dollars, malgré un modèle qui, lui aussi, reposait largement sur des infrastructures existantes.
Les Jeux de Tokyo, organisés en 2021 après un report d’un an en raison de la pandémie de Covid-19, illustrent de manière frappante la dérive possible des coûts. Le budget initial était d’environ 7 milliards de dollars, mais la dépense finale a grimpé à près de 15 milliards, voire plus selon certaines estimations. Cette explosion s’explique notamment par les coûts de sécurité, le report d’un an, l’entretien prolongé d’installations inutilisées et des dépenses opérationnelles étalées dans le temps.
Israël aussi de la partie : 9 athlètes dans 5 disciplines
Parallèlement à cet événement mondial, Israël participe lui aussi aux Jeux olympiques d’hiver avec une délégation relativement réduite. Celle-ci compte neuf athlètes, engagés dans cinq disciplines : patinage artistique, ski alpin, ski de fond, bobsleigh et skeleton. Il s’agit d’un niveau de participation similaire aux précédentes olympiades d’hiver, avec des attentes axées davantage sur une participation honorable que sur la conquête de médailles.
Le budget du Comité olympique israélien pour l’année des Jeux s’élève à environ 40 millions de shekels, soit 10,3 millions d'eiros. Une enveloppe qui comprend la préparation, les stages d’entraînement, les équipes professionnelles, l’équipement, la logistique et l’accompagnement des athlètes. Si ce montant est marginal à l’échelle des Jeux eux-mêmes, il représente, en termes israéliens, un investissement significatif dans des disciplines situées en marge du sport national.
Il faut également rappeler que la plupart des athlètes israéliens des sports d’hiver s’entraînent à l’étranger durant la majeure partie de l’année. Cette réalité alourdit les coûts de préparation et impose un financement continu, y compris en dehors des années olympiques. C’est l’une des raisons pour lesquelles la participation israélienne demeure limitée, même si le nombre de disciplines représentées progresse lentement.
POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael