Comme nous vous l'annoncions plus tôt ce matin; Benyamin Netanyahu rencontre mercredi à la Maison Blanche Donald Trump, une rencontre urgence demandée par le Premier ministre israélien Jérusalem veut s'assurer que tout accord prendra bien en compte les intérêts sécuritaires d'Israël et ses lignes rouges. Tout accord futur devra aller bien au-delà du nucléaire et inclure des restrictions sur le programme de missiles balistiques iranien ainsi qu’une cessation du soutien de Téhéran à son axe régional et à ses milices affiliées. En Israël, l’inquiétude grandit face au risque que l’administration américaine assouplisse ses positions afin d’éviter une escalade régionale.
À l’issue du premier round de discussions, Donald Trump a qualifié les échanges de « très bons », tout en avertissant que l’absence d’accord entraînerait des « conséquences très graves ». La date du deuxième cycle de négociations n’a pas encore été fixée. En parallèle, Washington continue de maintenir l’option militaire sur la table, tandis que le renforcement des forces américaines dans le Golfe se poursuit.
Des responsables sécuritaires israéliens estiment que Téhéran mène une stratégie de temporisation, destinée à réduire la probabilité d’une frappe américaine ou israélienne. Selon eux, la visite de Netanyahou à la Maison-Blanche vise également à coordonner des scénarios alternatifs en cas d’échec des négociations.
Certains n’excluent pas que Trump ait déjà arrêté une décision militaire, et que la séquence diplomatique actuelle serve de manœuvre de diversion, hypothèse qui n’a, jusqu’à présent, jamais été officiellement démentie.
Si le premier cycle de discussions s’est concentré exclusivement sur le nucléaire, la grande question reste de savoir si d’autres dossiers seront intégrés par la suite, malgré l’opposition catégorique de l’Iran. Selon des sources israéliennes, trois enjeux majeurs dominent les discussions du point de vue américain :
-Le nucléaire
Washington exige un démantèlement total de la capacité iranienne à produire une arme nucléaire, l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et le transfert hors d’Iran d’environ 400 kilos d’uranium enrichi à 60 %. L’objectif affiché de Trump est clair : « zéro capacité nucléaire ». Téhéran rejette cette approche et n’accepte, au mieux, qu’une flexibilité limitée, comparable à l’accord de 2015. Renoncer à l’enrichissement reste, pour l’Iran, une ligne rouge stratégique.
-Les missiles balistiques
L’Iran refuse toute limitation de son arsenal balistique, qu’il présente comme un outil défensif. La récente présentation du missile Khorramshahr-4 envoie un message sans ambiguïté : Téhéran n’entend pas renoncer à ses capacités offensives, même en pleine négociation. Les chances d’intégrer ce dossier dans un accord sont donc jugées faibles.