À l’ombre du déplacement du Premier ministre Benyamin Netanyahou aux États-Unis, des responsables de l’appareil sécuritaire affirment qu’Israël a récemment clairement signifié aux Américains que la question des missiles balistiques constitue un enjeu existentiel pour l’État hébreu. Au cours des dernières semaines, des officiers israéliens ont présenté à leurs homologues américains les intentions d’Israël visant à neutraliser la menace des missiles balistiques ainsi que leurs sites de production. Lors de l’ensemble de ces échanges, Israël a souligné sa détermination à agir, y compris de manière indépendante, face à cette menace.
Une source militaire a déclaré qu’Israël ne permettrait pas à l’Iran de reconstituer des capacités d’armement stratégique, telles que des missiles balistiques, à une échelle susceptible de menacer son existence :
« Nous avons dit aux Américains que nous frapperions même seuls si nous arrivions à une situation où les Iraniens franchiraient la ligne rouge que nous avons fixée sur ce dossier », a indiqué cette source, ajoutant : « Nous n’en sommes pas encore là concernant le volume de missiles balistiques, mais nous surveillons en permanence ce qui se passe en Iran. »
Une autre source militaire a déclaré ce matin : « Il existe ici une opportunité historique, qui ne se représentera probablement pas de sitôt, de porter un coup dur à l’Iran et d’éliminer des menaces existantes pesant sur Israël et sur les pays de la région. »
Selon cette source, au cours des discussions récentes, Israël a présenté aux Américains ses intentions de frapper les infrastructures de missiles balistiques, et pas uniquement celles-ci.
De nombreux responsables au sein de l’appareil sécuritaire craignent que le président américain Donald Trump n’adopte une approche similaire à celle qu’il a eue face aux Houthis au Yémen. Ils redoutent qu’en raison de son tempérament peu patient, Trump n’interrompe une campagne contre l’Iran dès ses premières phases, sans mener à terme les frappes sur les objectifs susceptibles d’avoir un impact réel sur la sécurité régionale, ni d’éliminer les menaces véritables, telles que les infrastructures nucléaires et balistiques.
La crainte est que Trump ne sélectionne que quelques cibles, afin de pouvoir déclarer, après les frappes, qu’il a attaqué l’Iran et « changé la réalité ». « Le problème, c’est qu’il mènera une action partielle, sans supprimer la menace, et nous laissera gérer tout le chaos. Exactement comme il l’a fait avec les Houthis au Yémen », affirme une source militaire.
Au sein de Tsahal, on indique qu’il est envisagé que le nouveau commandant de l’armée de l’air, le général de brigade Omer Tischler, se rende aux États-Unis en tant que représentant du chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, ensemble avec Netanyahou, mercredi. Cette situation s’explique par l’absence actuelle d’attaché militaire israélien à Washington, en raison du refus du ministre de la Défense, Israël Katz, d’approuver le candidat proposé par Tsahal pour ce poste.
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