Le ministère israélien des Finances a présenté un projet de réforme majeure du système éducatif primaire visant à supprimer les cours du vendredi et à aligner Israël sur les standards de l'OCDE avec une semaine scolaire de cinq jours. Par ailleurs, les grandes vacances seraient raccourcies de 15 jours.
Le plan, intitulé "de la quantité à la qualité", devrait être testé dès les prochaines semaines dans une trentaine d'établissements.
Selon le projet finalisé par le département des salaires du ministère, l'année scolaire débuterait le 15 août au lieu du 1er septembre, réduisant ainsi les vacances d'été de deux semaines. Cette modification vise notamment à éviter l'interruption actuelle des cours quelques jours après la rentrée pour les fêtes de Tichri (Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot).
La suppression des vendredis, journées actuellement de 4,5 heures contre 6 heures les autres jours, équivaudrait à retrancher 30 jours de classe sur l'année. Compensée par l'avancement de la rentrée, la réduction nette serait de 20 jours.
Israël affiche actuellement 941 heures d'enseignement annuelles dans le primaire, contre une moyenne de 804 heures dans l'OCDE. La réforme permettrait d'économiser environ 2 milliards de shekels, réinvestis selon le plan dans l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
Le ministère des Finances estime que la demande en enseignants et éducateurs diminuerait de 8% (environ 20000 postes), libérant des fonds pour augmenter les salaires, améliorer les équipements technologiques et instaurer un double tutorat dans chaque classe primaire.
Yaffa Ben David, secrétaire générale du syndicat des enseignants, rejette fermement le projet, notamment le raccourcissement des vacances. Elle accepte le principe d'une semaine de quatre jours pour les enseignants, mais exige un cinquième jour libre pour leur permettre de se former et de gérer leurs obligations personnelles.
Le ministère de l'Éducation a démenti les informations concernant un projet pilote imminent à Ra'anana, qualifiant ces publications d'"erronées et mensongères". Il précise que seule l'initiative "New Deal dans l'éducation" du ministre, basée sur les conclusions de la commission Shapira, fait l'objet de négociations interministérielles.
Le ministère des Finances, de sonn côté, prévoit le lancement de discussions avec le syndicat des enseignants et le ministère de l'Éducation dès le mois prochain. L'accord syndical actuel expirant le 31 décembre 2026, la réforme viserait l'année scolaire 2027-2028, précédée de phases pilotes dès cette année et la suivante.
Face aux inquiétudes sur l'impact pour les familles, le ministère des Finances argue que la majorité des parents ne travaillent pas le vendredi et que des programmes éducatifs et activités de jeunesse seront renforcés ce jour-là. Il souligne également que la présence des élèves le vendredi est déjà faible actuellement.
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