Vie politique

Demande de grâce : critique inhabituelle de Herzog envers Netanyahou

La présidence a laissé entendre que toute implication du chef du gouvernement dans les attaques visant le président constituerait « une ligne rouge »

3 minutes
14 février 2026

ParJohanna Afriat

Demande de grâce : critique inhabituelle de Herzog envers Netanyahou
Donald Trump, Isaac Herzog et Benyamin Netanyahou Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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Le président Yitzhak Herzog est sorti de sa réserve ce samedi soir pour répondre, pour la première fois, aux déclarations du président américain Donald Trump concernant une éventuelle grâce au profit du Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Dans un communiqué inhabituellement ferme, la présidence a laissé entendre que toute implication du chef du gouvernement dans les attaques visant le président constituerait « une ligne rouge ». « L’implication de Netanyahu serait considérée comme une ligne rouge. Nous attendons des éclaircissements de sa part », ont indiqué des proches du chef de l’État.

La semaine dernière, Donald Trump s’en était pris publiquement à Yitzhak Herzog, l’accusant de refuser d’accorder sa grâce au Premier ministre. « Vous avez un président qui refuse de lui accorder sa grâce ! », avait-il lancé, avant d’ajouter : « Une personne comme Herzog devrait avoir honte. »

Dans l’entourage du président israélien, ces déclarations ont suscité stupeur et indignation. « Nous avons été surpris par cette attaque. Elle est perçue non seulement comme une attaque personnelle, mais aussi comme une atteinte à la souveraineté de l’État d’Israël », a-t-on confié. Des sources proches de la présidence évoquent également la possibilité de pressions exercées par Netanyahou : « Ce qui préoccupe le président et son équipe, c’est de comprendre qui a incité Trump à réagir ainsi envers le président de l’État d’Israël. »

Donald Trump a persisté dans ses critiques, affirmant que « le peuple d’Israël devrait avoir honte » et estimant que le pouvoir présidentiel de grâce n’était pas utilisé. Il s’est dit convaincu que Benyamin Netanyahou finirait par bénéficier d’une mesure de clémence.

« Israël est un État souverain »

En réponse, la présidence israélienne a rappelé le cadre strict de la procédure. « Par souci de clarté, la demande du Premier ministre, conformément aux règles du ministère de la Justice, vise à obtenir un avis. Ce n’est qu’une fois la procédure achevée que le président examinera la demande, conformément à la loi, dans l’intérêt de l’État, selon sa conscience et sans aucune influence extérieure ou intérieure », précise le communiqué.

La présidence a également tenu à souligner que le chef de l’État « remercie le président Trump pour sa contribution significative à la sécurité d’Israël », tout en réaffirmant un principe fondamental : « Israël est un État souverain de droit. Contrairement à l’impression donnée par les propos du président Trump, le président Herzog n’a encore pris aucune décision à ce sujet. »

Selon plusieurs sources, le ministère israélien de la Justice devrait transmettre dans les prochains jours son avis au département des grâces de la présidence, document élaboré conjointement par le bureau du procureur général et les services compétents. Une étape déterminante avant toute décision éventuelle du chef de l’État, dans un dossier devenu hautement sensible sur le plan politique et diplomatique.

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