Alors que les négociations américano-iraniennes doivent reprendre aujourd'hui (mardi) à Genève, les forces militaires en présence sont plus importantes que jamais autour de l'Iran.
Les États-Unis ont procédé lundi à un déploiement militaire significatif dans la région, envoyant dix-huit chasseurs furtifs F-35 supplémentaires, escortés de six ravitailleurs en vol de type Stratotanker. Ce renforcement aérien intervient au moment même où les Gardiens de la Révolution iraniens conduisaient un exercice naval dans le stratégique détroit d'Ormuz, officiellement présenté comme un entraînement de « contrôle intelligent » destiné à parer d'éventuelles « menaces sécuritaires ».
De hauts responsables de la Maison-Blanche, cités par la chaîne israélienne N12, ont envoyé un message sans ambiguïté à la délégation iranienne : pas question de reprendre un marathon diplomatique sans issue. « Nous ne sommes pas là pour recommencer des négociations interminables. Trump n'a pas la patience pour ça. Nous avons déjà négocié en avril, mai et juin. Nous voulons voir quelque chose de concret », ont-ils averti, exigeant des concessions réelles sur le nucléaire dès l'ouverture des discussions.
Le Président Trump a lui-même confirmé l'enjeu depuis Air Force One, dans la nuit de lundi à mardi : « Les discussions de demain avec l'Iran sont très importantes. L'Iran veut un accord. J'espère qu'ils se comporteront de manière raisonnable. » Il a ajouté ne pas croire que Téhéran souhaitait « affronter les conséquences d'un échec », tout en indiquant qu'il suivrait les négociations « de manière indirecte ».
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est arrivé en Suisse dès hier pour préparer le terrain. Il a successivement rencontré son homologue omanais — Mascate jouant un rôle de médiateur discret entre les deux parties — et Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Téhéran a tenu à afficher sa bonne volonté : le ministère iranien des Affaires étrangères a salué les « bons offices » d'Oman et réaffirmé la « détermination » de l'Iran à mener « une diplomatie axée sur les résultats », tout en défendant ses « droits légitimes » sur le nucléaire.
En visite à Jérusalem, où il s'est entretenu avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le sénateur républicain Lindsey Graham n'a pas mâché ses mots lors d'une conférence de presse tenue lundi soir. Brandissant une casquette frappée du slogan « Make Iran Great Again », il a estimé que le régime des Ayatollahs n'avait jamais été aussi vulnérable depuis le 7 octobre 2023. « Il faudra des semaines, et non des mois, pour décider d'une frappe contre l'Iran si aucune solution diplomatique n'est trouvée », a-t-il prévenu.
Le sénateur a par ailleurs décrit une double stratégie américaine : « Trump a deux options — une diplomatique, une militaire. Les deux avancent en parallèle, en ce moment même. Il cherche à savoir laquelle accrochera le plus gros poisson. » Il a assuré qu'Israël et les États-Unis avaient « réuni la force militaire la plus impressionnante » qu'il ait observée depuis son arrivée dans la région.
L'Iran est également confronté à une nouvelle vague de contestation à l'intérieur. À l'occasion de la commémoration des quarante jours de deuil des victimes des précédentes protestations, des rassemblements ont repris dans plusieurs villes du pays. Selon des sources citées par la chaîne d'opposition Iran International, les forces de sécurité ont procédé à des arrestations massives et auraient ouvert le feu sur des manifestants tentant de s'approcher d'une statue de l'ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Qassem Soleimani.
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