Le Conseil pour la paix voulu par Donald Trump tient ce jeudi sa réunion inaugurale à Washington, avec un objectif affiché : relancer la reconstruction de Gaza. L'entreprise bute cependant sur le refus du Hamas de désarmer et l'absence d'accord israélien sur un retrait significatif de la bande de Gaza.
La réunion intervient près de quatre mois après la conclusion du cessez-le-feu négocié par l'administration Trump, qui avait permis la libération des derniers otages israéliens. Depuis, la trêve demeure extrêmement fragile en raison de violations quotidiennes par le Hamas. Des attaques ou tentatives d'attaque contre des soldats ont déjà entraîné des ripostes de l'armée israélienne.
Un sommet en demi-teinte
Si Washington avait espéré rassembler des chefs d'État, la plupart ont préféré rester chez eux. Le roi Hamad Al Khalifa de Bahreïn sera le seul dirigeant régional à faire le déplacement. Une cinquantaine de pays seront néanmoins représentés — Israël, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Turquie, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie enverront chacun un ministre des Affaires étrangères ou un responsable de haut rang.
L'Autorité palestinienne n'a pas été conviée. En revanche, Ali Shaath, commissaire en chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) — l'organe de technocrates palestiniens censé succéder au Hamas dans la gestion du territoire — sera présent. Le comité n'est toutefois pas encore entré dans la bande de Gaza, son haut représentant Nickolay Mladenov ayant conditionné la semaine dernière tout déploiement à un arrêt des violations du cessez-le-feu.
Sur le plan financier, Trump a annoncé dimanche que des promesses de dons dépassant les 5 milliards de dollars seraient officialisées lors de la réunion. Le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et les États-Unis figureraient parmi les principaux contributeurs, chacun à hauteur de plus d'un milliard de dollars. Mais une interrogation plane : qui reconstruira ce qui risque d'être de nouveau détruit tant que le Hamas demeurera au pouvoir ?