Sport

Israël appelle l’Australie à accorder l’asile aux footballeuses iraniennes menacées par le régime

Les joueuses sont dans le viseur des mollahs après leur refus de chanter l'hymne national

2 minutes
9 mars 2026

ParJohanna Afriat

Israël appelle l’Australie à accorder l’asile aux footballeuses iraniennes menacées par le régime
Footballeuses iraniennes Photo : Wikimedia

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La ministre israélienne de l’Innovation, Gila Gamliel, a demandé à l’Australie d’accorder l’asile politique aux joueuses de l’équipe féminine d’Iran, qui craignent des représailles après avoir refusé de chanter l’hymne de la République islamique lors d’un match de la Coupe d’Asie féminine de l’AFC 2026 - geste de protestation contre le régime des mollahs qui a été salué dans le monde entier. Selon la ministre, ces athlètes ont fait preuve d’un « courage exceptionnel » et méritent la protection du monde libre.

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L’appel est également soutenu par l’opposant iranien en exil Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, qui affirme que les joueuses subissent « des pressions et des menaces constantes » de la part de la République islamique. Sur les réseaux sociaux, il a exhorté Canberra à garantir leur sécurité.

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains et des syndicats de joueurs, les footballeuses iraniennes subissent déjà de fortes pressions de la part des autorités. Certaines auraient reçu des avertissements directs indiquant que leurs familles en Iran pourraient être visées si elles continuaient à défier le régime. Des militants affirment que les services de sécurité ont contacté des proches de certaines joueuses pour les dissuader de demander l’asile ou de critiquer la République islamique.

Le risque pour ces sportives à leur retour en Iran pourrait être particulièrement élevé. Après leur refus de chanter l’hymne national, la télévision d’État les a publiquement qualifiées de « traîtres en temps de guerre ». Dans le système judiciaire iranien, ce type d’accusation peut entraîner des sanctions extrêmement lourdes, allant de l’interdiction de jouer au football et de longues peines de prison jusqu’à des poursuites pour trahison.

Pour l’heure, le gouvernement australien n’a pas indiqué s’il envisageait d’accéder à ces demandes d’asile.

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