Selon lui, des centaines de milliers d’habitants chiites du sud du Liban, qui ont quitté leurs maisons, ne pourront pas revenir dans la zone située au sud du fleuve Litani tant que la sécurité des habitants du nord d’Israël ne sera pas garantie. Le ministre a également affirmé que le gouvernement et l’armée israélienne poursuivraient la destruction des infrastructures terroristes dans les villages situés le long de la frontière libanaise, sur le modèle des opérations menées à Gaza dans des zones comme Rafah ou Beit Hanoun.
Dans les faits, l’armée israélienne est déjà présente à l’intérieur du territoire libanais depuis près de deux semaines, élargissant progressivement la zone de sécurité destinée à protéger les localités israéliennes proches de la frontière. Les opérations se concentrent d’abord dans les secteurs immédiatement adjacents à la frontière, mais certaines activités auraient également lieu à cinq à six kilomètres à l’intérieur du Liban, selon des informations relayées par le Hezbollah lui-même.
Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas encore d’une offensive terrestre de grande ampleur comparable à l’opération « Hetze HaTzafon » menée en octobre 2024. Les structures de commandement de deux divisions ont été déployées dans la région, mais la majorité des forces de ces divisions n’a pas encore été mobilisée. Les réservistes, de leur côté, n’ont pas encore remplacé les unités régulières stationnées dans d’autres secteurs, ce qui permettrait de transférer davantage de troupes vers le front nord.
L’annonce d’Israel Katz est néanmoins perçue comme un message politique important, notamment pour les habitants du nord d’Israël qui attendent depuis plusieurs jours un changement dans la dynamique militaire. Jusqu’à présent, les opérations consistaient principalement en mesures défensives : protection des localités, interceptions de tirs et alertes quasi continues.
La mention explicite d’une « manœuvre terrestre » marque donc un changement de vocabulaire notable. Jusqu’à présent, l’armée israélienne évoquait plutôt des « activités défensives » ou des opérations limitées au Liban. Le terme utilisé par le ministre renvoie à une logique beaucoup plus offensive.
Sur le terrain, deux divisions opèrent déjà à l’intérieur du Liban, tandis que deux autres sont déployées le long de la frontière côté israélien. L’armée élargit progressivement ses opérations terrestres dans le sud du Liban, approfondissant sa présence dans la zone.
Si cette évolution ne constitue pas encore une offensive majeure, elle confirme une intensification graduelle de l’action israélienne contre le Hezbollah, avec pour objectif affiché d’éloigner durablement les menaces pesant sur les localités du nord d’Israël.
La question reste désormais ouverte : cette manœuvre limitée restera-t-elle une opération de sécurité localisée, ou marquera-t-elle le prélude à une offensive terrestre plus large au Liban.
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