Selon le ministère saoudien des Affaires étrangères, ces responsables ont été déclarés persona non grata après une série d’attaques attribuées à l’Iran contre le territoire saoudien. Une mesure qui intervient dans la foulée d’une décision similaire du Qatar, signe d’un durcissement coordonné au sein du Golfe.
En 2023, Riyad et Téhéran avaient surpris la communauté internationale en annonçant la reprise de leurs relations diplomatiques, rompues depuis 2016 après l’attaque de l’ambassade saoudienne à Téhéran. Cet accord, négocié sous l’égide de la Chine, visait à apaiser les tensions régionales et à ouvrir la voie à une coopération économique et sécuritaire. Un équilibre qui apparaît sérieusement compromis. Pour plusieurs analystes du Golfe, les développements récents pourraient tout simplement signer la fin de cette tentative de rapprochement.
Les autorités saoudiennes dénoncent une multiplication des attaques et préviennent que toute nouvelle escalade entraînera des « conséquences significatives » sur les relations bilatérales. Le message est clair : la confiance avec Téhéran est désormais profondément ébranlée. Dans le même temps, Riyad affirme se réserver le droit de répondre militairement, marquant un changement de ton notable après plusieurs mois d’apaisement relatif.
Au-delà du geste diplomatique, cette crise révèle une recomposition stratégique dans la région. Les pays du Conseil de coopération du Golfe semblent renforcer leur coordination sécuritaire face à ce qu’ils perçoivent comme une menace iranienne croissante. Pour certains experts, ces mesures ne sont pas symboliques : elles traduisent une volonté réelle de contenir l’influence de Téhéran et de préparer une réponse collective à long terme.