L'agence Fitch a maintenu la note A pour l'économie israélienne, mais sous surveillance. Concrètement, cette « perspective négative » signifie qu'une dégradation reste sur la table si la guerre continue de plomber les finances publiques du pays.
Ce qui sauve la mise pour l'instant, c'est la solidité structurelle de l'économie israélienne : un tissu productif diversifié, tourné vers la haute valeur ajoutée, et des comptes extérieurs robustes. Des atouts réels, mais qui suffisent de moins en moins à compenser les risques accumulés.
Sur le front militaire, Fitch adopte une lecture inattendue : loin de voir les opérations en cours comme un facteur uniquement négatif, l'agence estime qu'elles pourraient, à terme, réduire les menaces qui pèsent sur Israël. Elle anticipe que les opérations au Liban se poursuivront jusqu'à neutralisation durable du Hezbollah, tout en jugeant ce front moins coûteux économiquement que la guerre de Gaza, qui s'étire dans la durée.
Selon les projections de l'agence, les dépenses militaires devraient atteindre 7,5 % du PIB cette année — contre 4,1 % avant le 7 octobre 2023. Le déficit budgétaire pourrait dépasser les 5,7 %, au-delà même des 4,9 % prévus par le budget que la Knesset doit voter dimanche. La dette publique pourrait atteindre les 71,4 % du PIB. En revanche, le taux de croissance attendu est de 3,5 % et une l'inflation devrait se stabiliser autour de 1,8 %.
L'agence Moody's avait déjà adouci le ton fin janvier en relevant sa perspective sur Israël de négative à stable. Et selon les services économiques du gouvernement, S&P devrait faire de même dans les prochains jours, sans remettre en cause la note actuelle du pays.
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