Donald Trump a déclaré vendredi soir que les États-Unis avaient détruit « 97 % des lanceurs » en Iran, assurant que les cibles restantes seraient « neutralisées très rapidement ». Dans une allocution au ton offensif, il a également évoqué un effondrement du régime iranien et redéfini les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.
« Le régime s’effondre »
Selon Donald Trump, l’opération militaire américaine touche à son terme. « Nous avons détruit 97 % des lanceurs. Il nous reste 3 554 cibles que nous frapperons rapidement », a-t-il affirmé. Le président américain a également évoqué un changement de régime en cours à Téhéran, déclarant que « le régime s’effondre tous les deux jours ». "Le successeur du guide suprême est soit mort, soit grièvement blessé", a-t-il souligné.
Le dirigeant américain a insisté sur le fait que cette campagne était une « action militaire » et non une guerre, estimant qu’elle ne nécessitait pas l’approbation du Congrès. Il a également affirmé que les États-Unis disposaient d’« armes dont personne n’a connaissance » déjà utilisés dans le conflit en cours, sans donner davantage de précisions.
Malgré l’intensité des frappes, Donald Trump a assuré que son objectif restait « d’instaurer une paix durable » dans une région débarrassée du régime terroriste iranien, affirmant vouloir être reconnu comme un artisan de la paix à l’échelle internationale.
Tensions avec l’OTAN et critiques des alliés européens
Dans la seconde partie de son discours, le président américain a vivement critiqué l’OTAN, mettant en doute la fiabilité de ses alliés en cas de conflit majeur. « S’il se produit un jour un affrontement d’envergure, ils ne seront pas là », a-t-il déclaré.
Il a également ciblé le Royaume-Uni, critiquant ses capacités militaires, notamment ses porte-avions, et a laissé entendre que certains alliés pourraient « regretter » leur manque de soutien - allusion notamment à l'Espagne.
Le « détroit Trump » : une séquence virale
Au cours de cette même intervention, Donald Trump a également suscité des réactions en plaisantant au sujet du détroit d'Ormuz, axe stratégique majeur pour le transport mondial de pétrole bloqué par l'Iran. « Ils devraient ouvrir le détroit de Trump. Je veux dire, le détroit d’Ormuz », a-t-il lancé.