Le gouvernement israélien a décidé de ne pas subventionner le prix de l’essence ce mois-ci et de laisser, pour l’instant, le litre de sans-plomb 95 en libre-service à 8,05 shekels. Officiellement, l’exécutif veut observer l’évolution des cours du pétrole jusqu’à la fin avril avant de trancher sur une éventuelle baisse de la fiscalité.
Ce choix dépasse toutefois la seule question du carburant. Il intervient au moment où l’économie israélienne subit déjà les effets directs de la guerre, avec une hausse des pressions inflationnistes liées à l’énergie et un budget de plus en plus lourdement orienté vers les dépenses de défense. La Banque d’Israël a d’ailleurs revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, désormais attendue à 3,8 %, tout en relevant sa prévision d’inflation à 2,3 %.
Le maintien du prix au-dessus du seuil des 8 shekels a aussi une portée très concrète pour les ménages. Pour de nombreux automobilistes, livreurs, indépendants et familles dépendantes de leur voiture au quotidien, l’absence de geste fiscal immédiat signifie que le choc pétrolier est, pour l’instant, absorbé directement à la pompe. Le pari du gouvernement est donc clair : attendre un éventuel reflux des cours mondiaux du brut, au risque d’alimenter davantage le sentiment de vie chère en pleine période de guerre.
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