Le dollar recule de 0,1 % face à la monnaie israélienne et s’échange autour de 2,921 shekels. L’euro baisse de 0,3 %, à 3,388 shekels, tandis que la livre sterling perd également 0,3 %, à 3,912 shekels.
Dans ce contexte, plusieurs économistes estiment que la Banque d’Israël pourrait bientôt assouplir sa politique monétaire et que, malgré le niveau élevé du dernier indice des prix, la Banque d’Israël devrait baisser son taux d'intérêt dès sa prochaine décision, attendue lundi, qui pourrait être retardée si les combats reprennent avec intensité.
L’indice des prix à la consommation d’avril a pourtant progressé de 1,2 %, sa plus forte hausse mensuelle depuis près d’un an. Mais l’inflation annuelle reste contenue à 1,9 %, tandis que l’inflation sous-jacente est retombée autour de 1,5 %, son plus bas niveau depuis 2021.
Deutsche Bank se montre plus prudente. Ses économistes pensent que la Banque d’Israël devrait maintenir son taux inchangé à 4 %, même si la décision devient de plus en plus serrée. Le marché intègre désormais environ 50 % de probabilité d’une baisse de taux, en raison du ralentissement de l’inflation, du renforcement du shekel et d’un environnement budgétaire jugé moins préoccupant.
La banque allemande n’exclut pas une baisse de 25 points de base, mais estime que le comité monétaire pourrait préférer attendre de nouvelles confirmations sur la trajectoire de l’inflation et davantage de visibilité sur les risques géopolitiques.