Sécurité

Du côté de l'aéroport Ben-Gourion

Depuis ce matin, dimanche, de nouveaux assouplissements sont entrés en vigueur à l’aéroport, en réalité, ils restent très limités et illustrent les contraintes exceptionnelles imposées au trafic aérien depuis le début de la guerre.

2 minutes
5 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Du côté de l'aéroport Ben-Gourion
Photo by Yossi Aloni/FLASH90

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Les vols au départ sont plafonnés à environ 80 passagers par appareil, dix de plus, y compris les cas humanitaires. Une capacité très réduite, alors que certains avions pourraient en transporter jusqu’à 300. Résultat : des vols qui décollent à moitié vides, dans un contexte où seules les compagnies israéliennes continuent d’opérer. La principale contrainte reste sécuritaire. Les décollages se font sous menace de tirs de missiles, ce qui impose des limitations strictes sur le nombre de passagers autorisés à bord. Dans ce contexte, l’espace aérien israélien est largement piloté par les États-Unis et cncrètement, les autorisations de décollage et d’atterrissage dépendent en grande partie de leurs décisions opérationnelles.

Sur le terrain, l’aéroport fonctionne presque comme une base militaire, avec une forte présence d’appareils stratégiques, notamment des avions de ravitaillement.

Pour les compagnies aériennes, la situation est critique. Opérer des vols avec un nombre aussi réduit de passagers entraîne des pertes importantes. Chaque vol est déficitaire, avec des coûts en forte hausse, notamment en carburant et en assurances. Certaines liaisons, notamment vers les États-Unis ou l’Asie, sont particulièrement impactées. Les compagnies affirment subventionner leurs propres vols pour maintenir un minimum de continuité.

Malgré ces contraintes, une activité minimale est maintenue. Des discussions sont en cours pour augmenter progressivement le nombre de passagers autorisés, mais aucune décision significative n’a encore été prise.

Au-delà de l’immédiat, l’incertitude domine. Les décisions sont prises semaine après semaine, rendant toute planification à moyen terme extrêmement difficile, notamment à l’approche de la saison estivale.

Les compagnies aériennes tentent de se projeter, avec l’espoir d’un retour progressif à la normale à partir de mai. Mais dans un contexte de guerre active et de menaces persistantes, rien n’est garanti.

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