International

À deux jours de l’expiration de la trêve : où en est-on sur le front iranien ?

A Téhéran, la probabilité d’une reprise de la guerre est jugée plus élevée que celle d’un accord diplomatique

2 minutes
20 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

À deux jours de l’expiration de la trêve : où en est-on sur le front iranien ?
Forces de l’armée américaine participant à l’opération « Epic fury » contre l'Iran, Photo : U.S. Navy

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Selon plusieurs médias iraniens, les signaux envoyés par Washington alimentent les soupçons. Des mouvements de troupes américaines, la mise en place d’un pont aérien logistique et des exercices militaires dans le Golfe sont interprétés comme les préparatifs d’une possible escalade.

Deux scénarios sont évoqués : une pression militaire destinée à arracher des concessions dans les négociations ou une manœuvre diplomatique servant de couverture à une frappe rapide et ciblée.

Toujours selon ces évaluations, l’Iran aurait achevé ces dernières semaines des préparatifs militaires lui permettant de répondre avec force en cas de reprise des combats. Le message est clair : en cas de nouvelle attaque, Téhéran abandonnerait toute retenue, notamment sur des axes stratégiques comme le détroit de Bab el-Mandeb.

Dans la presse proche du pouvoir, la pression monte d’un cran. L’Iran évoque ouvertement la possibilité de perturber les grands axes énergétiques mondiaux, y compris en bloquant des points de passage clés comme le détroit d’Ormuz ou Bab el-Mandeb, véritables artères du commerce mondial. Des routes maritimes qui apparaissent comme un levier stratégique majeur face aux États-Unis, dans un bras de fer qui dépasse largement le cadre régional.

Malgré des discussions en cours, les divergences restent profondes. Washington exige un arrêt prolongé de l’enrichissement de l’uranium, ainsi qu’un transfert des stocks hors d’Iran. Téhéran, de son côté, se dit prêt à des concessions limitées dans le temps, tout en refusant toute contrainte à long terme. Une ouverture toutefois : l’Iran envisage de confier temporairement son uranium enrichi à des pays alliés comme la Chine ou la Russie.

À mesure que l’échéance approche, la fenêtre de désescalade semble se refermer mais dans la région rien n'est jamais figé .

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