Société

Le chef de la police militaire réagit à l’intrusion à son domicile, un groupe radical menace : « Ce n’est que le début »

Après l’intrusion de manifestants dans la cour de son domicile, Yuval Yamin dénonce des « actes de violence » et assure ne pas céder face aux pressions.

3 minutes
29 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Le chef de la police militaire réagit à l’intrusion à son domicile, un groupe radical menace : « Ce n’est que le début »
Général de brigade Yuval Yamin, commandant de la police militaire, Photo : porte-parole de Tsahal

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Des manifestants ultra-orthodoxes radicaux ont pénétré hier dans la cour du domicile du chef de la police militaire à Ashkelon, le général de brigade Yuval Yamin qui vient de réagir : « Ma famille et moi sommes forts, déterminés et ne nous laissons pas intimider par la violence », a-t-il déclaré dans un message adressé aux soldats de son unité.

L’incident s’est produit vers 21 heures, lorsqu’un groupe de manifestants est venu protester contre l’arrestation de déserteurs issus du secteur haredi. La manifestation a rapidement dégénéré en intrusion dans la propriété privée. Au total, 25 personnes ont été arrêtées, dont 13 ont été relâchées sous conditions.

Dans son communiqué, Yuval Yamin affirme qu’il continuerait à diriger son unité « avec fierté », en appliquant la loi « sans crainte ni favoritisme », et rappelé « l’obligation morale » envers les soldats servant dans Tsahal.

Du côté du « courant de Jérusalem », groupe ultra-orthodoxe radical impliqué dans la protestation, le ton s’est durci. Dans un message virulent, ses membres ont qualifié les soldats de « voyous » et menacé d’intensifier la mobilisation : « Il n’y a pas de limite à l’hypocrisie. Cet homme envoie chaque soir ses hommes pénétrer dans les maisons des étudiants de la Torah, et l’on crie au scandale parce que quelques jeunes sont entrés dans sa cour. La protestation ne fait que commencer. »

L’événement a suscité une vague de condamnations à travers l’échiquier politique et sécuritaire. Le chef d’état-major Eyal Zamir a dénoncé « une attaque grave » et une « ligne rouge dangereuse franchie », appelant à une action ferme contre les responsables.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’intrusion d’« attaque sauvage et violente » et exigé une réponse sévère. Le ministre de la Défense Israel Katz a également dénoncé une « ligne rouge franchie » ; Le chef de la police, le commissaire général Danny Levy, a ordonné une « réponse immédiate et déterminée », tandis que plusieurs figures de l’opposition, dont Yair Lapid, Benny Gantz et Avigdor Liberman, ont également condamné l’incident.

En revanche, aucun responsable politique des partis ultra-orthodoxes n’a, à ce stade, dénoncé publiquement les faits et l’événement a par ailleurs reçu peu d’écho dans la presse haredi traditionnelle.


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