Des manifestants ultra-orthodoxes radicaux ont pénétré hier dans la cour du domicile du chef de la police militaire à Ashkelon, le général de brigade Yuval Yamin qui vient de réagir : « Ma famille et moi sommes forts, déterminés et ne nous laissons pas intimider par la violence », a-t-il déclaré dans un message adressé aux soldats de son unité.
L’incident s’est produit vers 21 heures, lorsqu’un groupe de manifestants est venu protester contre l’arrestation de déserteurs issus du secteur haredi. La manifestation a rapidement dégénéré en intrusion dans la propriété privée. Au total, 25 personnes ont été arrêtées, dont 13 ont été relâchées sous conditions.
Dans son communiqué, Yuval Yamin affirme qu’il continuerait à diriger son unité « avec fierté », en appliquant la loi « sans crainte ni favoritisme », et rappelé « l’obligation morale » envers les soldats servant dans Tsahal.
Du côté du « courant de Jérusalem », groupe ultra-orthodoxe radical impliqué dans la protestation, le ton s’est durci. Dans un message virulent, ses membres ont qualifié les soldats de « voyous » et menacé d’intensifier la mobilisation : « Il n’y a pas de limite à l’hypocrisie. Cet homme envoie chaque soir ses hommes pénétrer dans les maisons des étudiants de la Torah, et l’on crie au scandale parce que quelques jeunes sont entrés dans sa cour. La protestation ne fait que commencer. »
L’événement a suscité une vague de condamnations à travers l’échiquier politique et sécuritaire. Le chef d’état-major Eyal Zamir a dénoncé « une attaque grave » et une « ligne rouge dangereuse franchie », appelant à une action ferme contre les responsables.