Selon The New Arab, média anglophone basé à Londres et consacré proche des sensibilités arabes et palestiniennes, les relations entre Israël et les Émirats seraient sorties renforcées de la guerre avec l’Iran. Le média évoque deux « Spartes » désormais plus proches que jamais : Israël, après les propos de Benyamin Netanyahou sur la nécessité de devenir une « super Sparte », et les Émirats, autrefois surnommés « la petite Sparte » par l’ancien secrétaire américain à la Défense James Mattis.
Abou Dhabi, qui aurait subi une grande partie des attaques iraniennes, se serait senti déçu par le manque de soutien de ses voisins et aurait reconnu plus ouvertement son appui à Israël. Des experts cités par le média estiment que les Émirats sont devenus une sorte de « pays de front » pour Israël face à l’Iran. Cette coopération offrirait à Jérusalem un terrain supplémentaire pour tester certaines technologies militaires, notamment dans la défense antimissile, la cybersécurité et l’usage de l’intelligence artificielle pour détecter et intercepter des projectiles. Cette relation reste toutefois encadrée par les sensibilités du monde arabe, en particulier la question palestinienne. Mais plusieurs analystes anticipent un approfondissement de la coopération entre les industries de défense israélienne et émiratie, notamment dans la défense aérienne et antimissile. D’autres zones d’intérêts communs, comme le Yémen ou le Somaliland, pourraient aussi devenir des terrains de coordination plus poussée.
Le deuxième angle vient du New York Times. Selon des évaluations du renseignement américain citées par le quotidien américain, l’Iran serait loin d’être militairement vaincu. Contrairement au discours public de l’administration Trump, qui affirme que l’armée iranienne a été « écrasée », des documents classifiés indiqueraient que Téhéran a retrouvé un accès opérationnel à la plupart de ses sites de missiles le long du détroit d’Ormuz.
D’après ces évaluations, l’Iran disposerait encore d’un accès à 30 de ses 33 sites de missiles dans la zone du détroit. Seuls trois sites seraient totalement inaccessibles. Le pays conserverait également environ 70 % de ses lanceurs mobiles et près de 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre, incluant des missiles balistiques capables de frapper des cibles régionales et un arsenal plus limité de missiles de croisière.
Ces conclusions, si elles se confirment, soulignent la difficulté pour Washington d’évaluer précisément les dommages infligés à l’appareil militaire iranien. Elles posent aussi un problème stratégique majeur : en cas d’effondrement du cessez-le-feu, l’Iran conserverait des capacités suffisantes pour menacer des navires de guerre américains et des pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz. La Maison-Blanche et le Pentagone ont vivement rejeté ces analyses, accusant le New York Times de relayer une lecture favorable à Téhéran.
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