Les négociations entre Washington et Téhéran seraient entrées dans une phase particulièrement sensible. D’après la chaîne saoudienne Al-Arabiya, l’Iran aurait informé le Pakistan de son accord de principe pour transférer une partie de son uranium enrichi vers un pays tiers encore à déterminer. Cette concession, si elle se confirme, marquerait une évolution importante dans les discussions autour du programme nucléaire iranien.
Mais selon la même source, le principal point de blocage ne serait plus seulement nucléaire. Le régime iranien réclamerait le déblocage rapide d’une partie de ses avoirs gelés, notamment des fonds détenus au Qatar. Téhéran demanderait qu’environ la moitié de cette somme, estimée à 12 milliards de dollars par Al-Arabiya, soit libérée immédiatement après l’annonce d’un accord. Les États-Unis refuseraient pour l’instant une telle garantie.
Aucune confirmation officielle n’a été donnée pour l’heure ni par Washington, ni par Téhéran. Ces derniers jours, plusieurs fuites contradictoires ont circulé autour d’un possible accord nucléaire, tandis que l’Iran continue de nier certaines concessions attribuées à ses négociateurs. Pour Israël, cette évolution reste suivie de près : un accord qui laisserait à Téhéran une marge financière et nucléaire importante serait perçu comme une menace stratégique majeure.