International

Un père endeuillé visé par les sanctions de la Nouvelle Zélande

Parmi les personnes vivant en Judée-Samarie visées par des sanctions se trouvent le père et l'oncle de David Libby, z'l.

3 minutes
10 juin 2026

ParGuitel Benishay

Un père endeuillé visé par les sanctions de la Nouvelle Zélande
David Libby

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Six pays -le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada, la France, la Nouvelle-Zélande et la Norvège- ont annoncé hier leur décision d'imposer une série de sanctions à des organisations et des habitants juifs de Judée-Samarie ainsi qu'au ministre Smotrich.

Si tous ont interdit au ministre l'entrée sur leur territoire, chacun a établi une liste des citoyens israéliens qu'il vise. Ainsi, la Nouvelle-Zélande a annoncé l'interdiction d'entrée sur son territoire de trois habitants juifs de Judée-Samarie venant s'ajouter à une liste de 35 « extrémistes israéliens » déjà interdits, parmi lesquels figurent le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et la présidente du mouvement Nahala, Daniella Weiss.

Parmi les trois nouveaux noms se trouvent Eliav Libby, dont le fils David, z'l, est tombé au combat, ainsi que Harel Libby, l'oncle de David. Le troisième est Itamar Yehuda. Les trois oeuvrent à la construction en Judée-Samarie.

De son côté, Londres a sanctionné l'Association des fermes de Judée-Samarie, ainsi que les associations Ahavat Gilad, Ari Yishag, Artzenu et Shivat Tzion Léregavei Admata, cette dernière étant présentée par les autorités britanniques comme un canal financier important pour promouvoir la présence juive en Judée-Samarie.

Les sanctions imposées comprennent le gel d'avoirs et des interdictions d'entrée sur le territoire.

Le Royaume-Uni a franchi une étape supplémentaire en actualisant pour la première fois ses directives officielles à destination des entreprises britanniques, leur recommandant explicitement d'éviter toute activité économique ou financière liée aux localités juives de Judée-Samarie. Le gouvernement britannique a néanmoins tenu à préciser qu'il continuait de soutenir les échanges commerciaux avec Israël dans ses frontières de 1967.

En parallèle de ces sanctions, le Royaume-Uni a annoncé un renforcement significatif de son aide aux Palestiniens : un million de livres sterling supplémentaires pour la Bande de Gaza, s'ajoutant aux quatre millions déjà engagés, ainsi qu'un nouveau paquet d'au moins dix millions de livres sterling destiné à l'Autorité palestinienne pour l'année 2026, afin de l'aider à surmonter sa crise budgétaire et à maintenir ses services essentiels, notamment de santé.

Israël a vivement condamné ces décisions: « Ce que ces gouvernements ont en commun, c'est leur échec retentissant dans la lutte contre l'antisémitisme qui fait rage dans leurs pays. Une politique anti-israélienne du type adopté aujourd'hui ne fait qu'alimenter cet antisémitisme. », a déclaré le ministère des Affaires étrangères israélien.

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