Lors d’une interview accordée à France Télévisions, Marine Le Pen a affiché une position particulièrement ferme sur la situation au Liban et le rôle du Hezbollah dans la région.
« Nous devons soutenir Israël dans sa lutte contre le Hezbollah, qui est en réalité une émanation de l’Iran, et trouver une solution pour le Liban », a déclaré la dirigeante du Rassemblement national. Elle a également annoncé son intention de demander un débat à l’Assemblée nationale afin de clarifier la position de la France face aux crises en cours au Moyen-Orient.
Cette déclaration intervient alors que le Hezbollah, soutenu et financé par Téhéran, demeure l’un des principaux relais de l’influence iranienne dans la région. Depuis le déclenchement de la guerre après le 7-Octobre, l’organisation chiite libanaise a ouvert un front contre Israël depuis le sud du Liban, entraînant des mois de tirs de roquettes, de missiles et de drones contre les localités du nord du pays.
En appelant explicitement à soutenir Israël contre le Hezbollah, Marine Le Pen se démarque d’une partie de la classe politique française, qui insiste davantage sur la désescalade et les risques d’embrasement régional. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale estime au contraire que la question libanaise ne peut être dissociée de l’influence exercée par l’Iran à travers ses différents alliés dans la région.
La demande d’un débat parlementaire vise également à pousser le gouvernement français à clarifier sa ligne diplomatique dans un contexte où les tensions entre Israël, l’Iran et les organisations soutenues par Téhéran continuent de redessiner les équilibres du Moyen-Orient.