France

Flottille pour Gaza : le parquet national antiterroriste français ouvre une enquête pour «crime de guerre» et «tortures»

C'est le Parquet national antiterroriste (Pnat) qui a ouvert cette procédure, après un signalement officiel du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot

2 minutes
6 juin 2026

ParJohanna Afriat

Flottille pour Gaza : le parquet national antiterroriste français ouvre une enquête pour «crime de guerre» et «tortures»
Arraisonnement de la flotille pour Gaza Photos : Tsahal

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La justice française a ouvert vendredi une enquête préliminaire à Paris pour « tortures » et « crimes de guerre », visant le traitement infligé par les autorités israéliennes à des ressortissants français faisant partie de la flottille pour Gaza interceptée fin mai. Une procédure inédite, révélatrice de la gravité de la crise diplomatique entre Paris et Jérusalem.

C'est le Parquet national antiterroriste (Pnat) qui a ouvert cette procédure, après un signalement officiel du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. L'enquête, conduite sur le fondement des « tortures au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984 » et des « crimes de guerre », a été confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité — unité spécialisée dans les affaires les plus graves relevant du droit international.

Le Pnat a été saisi après le témoignage de plusieurs militants de la flotille arraisonnée par Tsahal qui ont affirmé avoir été victimes de violences et d'abus sexuels par les forces israéliennes alors qu'ils étaient détenus dans le pays.

La décision des autorités françaises de se tourner vers la justice a été annoncée peu après la diffusion de la vidéo polémique montrant le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans une démonstration de force face aux activistes de la flotille.

Les quelque 430 membres d'équipage interpellés puis expulsés vers leur pays d'origine figuraient 37 Français.