Le ton monte entre Israël et l’Organisation des Nations unies. L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a vivement réagi après la publication de croix gammées dans les yearbooks d’une école liée à l’organisation à New York, dénonçant un antisémitisme qui, selon lui, continue de prospérer jusque dans les institutions censées combattre la haine.
« Alors que l’ONU organise des débats sans fin sur la tolérance et la lutte contre la haine, l’antisémitisme continue de relever la tête, y compris dans des institutions qui lui sont associées », a déclaré Danny Danon.
Pour l’ambassadeur israélien, l’incident dépasse le cadre d’un simple dérapage scolaire. Il y voit le signe d’un problème plus profond : la difficulté de certaines instances internationales à reconnaître et condamner la haine des Juifs avec la même fermeté que les autres formes de racisme.
« Ceux qui sont prêts à condamner toutes les formes de haine, sauf lorsqu’elles visent les Juifs, ne font pas partie de la solution. Ils font partie du problème », a-t-il martelé.
Cette sortie intervient dans un contexte déjà tendu entre Israël et l’ONU, régulièrement accusée par Jérusalem de traiter l’État hébreu avec deux poids, deux mesures. Pour Israël, l’affaire des croix gammées illustre un phénomène préoccupant : la haine des Juifs ne suscite pas toujours la même indignation que les autres formes de racisme.