Claude Lanzmann, qui n’avait alors aucune expérience cinématographique, avait réalisé au lendemain de la guerre des Six jours son premier film, qui s’appelait Pourquoi Israël.
Ce film n’est pas une question, il n’y a pas de point d’interrogation après Pourquoi Israël.
Ce premier documentaire long métrage était une affirmation, qui se voulait le résultat d’une réflexion après la parution d’un article en 1967 dans la célèbre revue Les Temps modernes intitulé « Israël fait colonial ».
Mais aujourd’hui, sans porter atteinte à la pensée de Claude Lanzmann, je vais mettre un point d’interrogation.
Je voudrais poser la question Pourquoi Israël ?
Pourquoi Israël ne peut pas vivre en paix ?
Pourquoi la légitime défense est accordée à tous les pays du monde, même lorsqu’ils vont l’exercer à des milliers de kilomètres de leurs frontières comme l’ont fait les Etats Unis en Afghanistan après les attentats du 11 septembre ou encore les Français et leur coalition contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak après l’attentat du Bataclan ?
Nous, nous nous battons à nos frontières, contre les acolytes d’Al Qaeda ou de Daesh contre lesquels il y avait l’unanimité pour les éliminer.
Alors pourquoi quand il s’agit d’Israël, il faudrait négocier avec le Hamas ou le Hezbollah ?
Pourquoi quand il s’agit d’organisations terroristes qui luttent contre Israël, on nous dit qu’il y a une branche armée éventuellement condamnable et une branche politique respectable et parfaitement fréquentable ? a-t-on jamais parlé de la branche politique de Daesh ? de la branche parlementaire d’Al Qaeda représentée au gouvernement des Talibans ?
La France a-t-elle cherché à négocier avec la branche politique des islamistes au Mali ou les a-t-elle tout simplement combattus sans vergogne ?
Pourquoi Israël devrait composer avec l’Iran qui, depuis l’institution de la République islamique, s’est fixé comme objectif de détruire Israël et œuvre à se doter des moyens balistiques et nucléaires pour y parvenir ?
Pourquoi Israël se trouve systématiquement condamné par l’ONU, son secrétaire général et toutes ses instances, cumulant de loin le nombre le plus hallucinant de résolutions, déclarations, décisions, accusations, sanctions et critiques en tous genres ?
Pourquoi Israël se retrouve-t-il devant la justice internationale qui tente avec un acharnement qui tourne au ridicule de trouver les preuves d’un génocide qui n’existe que dans la rhétorique antisémite de leaders « insoumis » ivres de clientélisme électoraliste dans les territoires décidément définitivement perdus de la république ?