Alors que les discussions entre Israël et le Liban se poursuivent, Tsahal doit présenter aux responsables politiques un plan de redéploiement dans le sud du Liban, tout en faisant face à des frictions persistantes avec des combattants du Hezbollah et à des interrogations sur l'avenir de certaines infrastructures souterraines.
Selon des sources militaires, le Commandement Nord a identifié plusieurs positions offrant une supériorité en matière d'observation et de capacité de tir sur le sud du Liban. L'une des options étudiées dans le cadre des négociations avec Beyrouth consisterait à transférer progressivement certaines zones sous le contrôle de l'armée libanaise.
Sur le terrain, cependant, la situation demeure tendue. Les forces de la 36e division, déployées notamment sur la crête d'Ali al-Taher, continuent de mener des opérations défensives et de neutralisation des menaces. Ces dernières vingt-quatre heures, des soldats israéliens ont identifié plusieurs hommes armés opérant à proximité de leurs positions et ont ouvert le feu après avoir estimé qu'ils représentaient une menace immédiate.
L'armée affirme également avoir constaté l'utilisation d'engins de chantier civils et de véhicules non militaires par des membres du Hezbollah, qu'elle accuse de se dissimuler parmi les civils et d'utiliser les infrastructures civiles pour couvrir ses activités.
Par ailleurs, la question des tunnels du Hezbollah reste en suspens. Le traitement de certaines infrastructures souterraines découvertes dans la région d'Ali al-Taher a été temporairement gelé en raison de considérations opérationnelles. Des unités spécialisées, dont le génie militaire et les forces de commando, poursuivent leur évaluation afin de déterminer si ces tunnels seront détruits par Israël ou transférés, dans le cadre du plan pilote, à la responsabilité de l'armée libanaise.