Benyamin Netanyahou a profité de la conférence MUNI EXPO 2026 des collectivités locales pour présenter ce qui ressemble à sa doctrine de l’après-guerre. Face à l’Iran, au Hamas et au Hezbollah, le Premier ministre défend une même ligne : Israël doit agir seul si nécessaire, garder le contrôle du terrain et ne plus dépendre uniquement de ses alliés.
Sur l’Iran, Netanyahou a voulu envoyer un message d’indépendance stratégique. Il affirme avoir prévenu Donald Trump avant l’opération contre la République islamique, sans lui demander son feu vert. « Je ne lui ai pas demandé son autorisation », a-t-il déclaré, ajoutant que le président américain s’était ensuite joint à l’opération.
Le Premier ministre a présenté ce combat comme l’axe central de sa vie politique. Il a affirmé avoir consacré « la majeure partie » de sa vie adulte à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, qu’il considère comme une menace existentielle pour Israël. « Je n’étais pas prêt à laisser une chaîne de milliers d’années d’histoire juive être rompue », a-t-il lancé.
Cette doctrine passe aussi par une présence militaire durable autour des frontières. Netanyahou a assuré qu’Israël resterait dans les zones de sécurité au Liban et à Gaza tant qu’il serait Premier ministre. Au Liban, cette zone tampon doit empêcher le Hezbollah de revenir à la frontière. À Gaza, il affirme que Tsahal contrôle près de 70 % du territoire et continue « d’étouffer le Hamas ».
Netanyahou a enfin insisté sur l’autonomie militaire. Il a annoncé l’ajout de 350 milliards de shekels au budget de la défense sur dix ans, avec un objectif : produire davantage d’armes en Israël. « Nous préserverons nos alliances, mais nous devons être capables de nous débrouiller seuls », a-t-il résumé.