Le chercheur libano-irakien Hussein Abdul-Hussein, spécialiste à la Foundation for Defense of Democracies, a présenté à New York son nouvel ouvrage, The Arab Case for Israel (« Le plaidoyer arabe pour Israël »), dans lequel il défend une paix pleine et entière entre Israël et ses voisins arabes.
Interrogé par Morgan Ortagus, ancienne responsable de l'administration Trump et auteure de la préface du livre, il a expliqué que son engagement lui interdit aujourd'hui de retourner au Liban. Selon elle, son soutien public à Israël et à une paix israélo-libanaise fait de lui une cible dans son pays.
Issu d'une famille chiite, à la fois libanaise et irakienne, Hussein Abdul-Hussein a raconté son évolution personnelle. Élevé dans l'hostilité envers Israël, il affirme avoir changé de regard après le retrait israélien du sud-Liban en 2000. Journaliste à Beyrouth à l'époque, il dit avoir découvert, en observant la frontière puis en apprenant l'hébreu, que l'image d'Israël qui lui avait été enseignée ne correspondait pas à la réalité.
Pour lui, son livre dépasse le témoignage personnel. Il défend l'idée que la paix avec Israël constitue un intérêt stratégique pour le monde arabe, estimant qu'elle offre de meilleures perspectives aux générations futures que le maintien du conflit. Il affirme également recevoir de nombreux messages de soutien de la part d'Arabes qui n'osent pas exprimer publiquement leur opinion.
Abordant les discussions entre Israël et le Liban, le chercheur estime que le pays est aujourd'hui partagé entre deux visions : celle, soutenue par l'Iran, qui privilégie la confrontation avec Israël, et celle de responsables qui souhaitent restaurer la souveraineté libanaise en concluant un accord de paix avec l'État hébreu.