L’armée israélienne a admis que sa version originale concernant l’incident meurtrier de Rafah lors duquel 15 personnes, dont huit ambulanciers du Croissant Rouge, ont été tuées était « incorrecte », selon un responsable militaire s’adressant à des journalistes étrangers. Cette déclaration intervient après la publication par le New York Times d’une vidéo contredisant l’affirmation initiale de Tsahal selon laquelle aucun signe n’indiquait qu’il s’agissait de forces de secours.
La vidéo, découverte sur le téléphone d’un ambulancier tué, Rifat Radwan, montre clairement les signaux d’urgence activés sur l’ambulance lors de l’incident survenu le 23 mars dans le quartier de Tel Sultan à Rafah. Parmi les victimes figuraient huit employés du Croissant-Rouge palestinien, six membres de la Défense civile palestinienne et un employé de l’UNRWA.
« Je suis désolé, maman, je voulais juste aider les gens, je voulais juste sauver des vies », auraient été les dernières paroles de Radwan selon l’enregistrement transmis au journal par un diplomate onusien resté anonyme.
Suite à ces révélations, Israël a annoncé qu’une « enquête approfondie » serait menée pour « comprendre la séquence des événements et la gestion de la situation ». Le général de division du commandement sud, Yaniv Asor, a déjà présenté une enquête préliminaire au chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.
Selon le média britannique The Guardian, des témoins oculaires affirment que les soldats israéliens auraient tiré sur les travailleurs humanitaires alors qu’ils étaient sans défense, certaines victimes présentant des blessures par balle à la tête et à la poitrine, avec les mains ou les pieds liés.