Quelques manifestants ont protesté ce jeudi après-midi devant le domicile du chef d'état-major Eyal Zamir à Hod Hasharon contre la poursuite de la conquête de Gaza. Ils appartiennent à l'organisation de gauche Omdim Beya'had (Debout ensemble).
Ils ont déversé de l'eau teintée de rouge sur la route. Selon eux, ce geste symbolisait les « rivières de sang qui couleront si Israël relance une conquête de Gaza et met en danger les otages ».
Cinq manifestants ont été interpellés par la police. Dans un communiqué, celle-ci a rappelé reconnaître la liberté de manifester comme un « pilier de la démocratie », mais a affirmé qu’elle ne tolérerait « aucun trouble à l’ordre public, atteinte à la liberté de circulation ou comportement mettant en danger la sécurité des citoyens ».
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a condamné « la dégradation du domicile du chef d’état-major par des extrémistes », rappelant que « l’armée, sous sa direction, agit avec moralité et détermination pour vaincre le Hamas et ramener les otages ». Il a appelé à « traduire les responsables de cet acte odieux en justice ».
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a également dénoncé « un petit groupe d’extrémistes radicaux », soulignant : « Nous soutenons l’armée, ses commandants et ses soldats ».
De son côté, le mouvement Omdim Beya'had a affirmé que « l’occupation de Gaza ne fera qu’accroître le nombre de victimes innocentes, mettre en danger les otages et les soldats. C’est la poursuite d’une opération militaire vouée à l’échec, qui a déjà coûté la vie à des civils et à des captifs. Pour ramener tout le monde à la maison, il faut quitter Gaza. Quand dirons-nous enfin stop ? »